Leaders: quand une mise à niveau s'impose

Offert par Les Affaires


Édition du 28 Janvier 2017

Leaders: quand une mise à niveau s'impose

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Édition du 28 Janvier 2017

Alain Tremblay, directeur général adjoint du campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke et responsable du MBA pour cadres.

Le niveau des cours de MBA dans des matières complexes, comme la comptabilité ou les statistiques, a poussé les universités à mettre en place des formules de remise à niveau pour les étudiants. Celles-ci ont pris une importance particulière quand les profils se sont diversifiés.


Même les candidats à l'EMBA McGill-HEC Montréal, qui sont des leaders expérimentés, mais qui «ont des parcours très différents les uns des autres», ont «deux jours, tout juste après l'accueil du programme, pour se faire expliquer quelques notions de comptabilité, finance et économie. Ces éléments serviront de base au module sur les outils et pratiques de gestion», explique Marianne Vandenbosch, directrice du programme.


Toutes les universités ou presque ont mis en place au fil des ans des modules de remise à niveau. «Les profils sont tellement variés qu'il y a un besoin de rafraîchissement pour certains et d'acquisition de notions pour ceux qui viennent de filières comme Lettres, par exemple», explique Guy Cucumel, directeur du MBA pour cadres de l'UQAM, qui organise des cours obligatoires en mathématiques financières et en statistique sur deux journées avant la rentrée.


L'Université de Sherbrooke (UdS) conditionne même l'admission de certains candidats aux programmes de MBA et de MBA pour cadres à la réussite de cours. «Les profils qui n'ont pas fait d'études en administration, les ingénieurs par exemple, ont souvent besoin de cours en comptabilité et statistiques. Environ la moitié des candidats au MBA suivent de tels cours et la plupart les réussissent», constate Yves Trudel, directeur des programmes de MBA de l'UdS.


Bons taux de réussite


Les étudiants du MBA pour cadres de l'UdS qui n'ont pas les prérequis ont même une formation d'un an sanctionnée par 15 crédits. D'un coût de 10 000 $ et structurée comme le MBA (même charge de travail, même rythme), cette formation vise également à ce que «l'étudiant vérifie s'il est capable de suivre le niveau académique, mais aussi si c'est compatible avec son équilibre de vie personnelle, le principal défi du MBA», souligne Alain Tremblay, directeur adjoint, Centre Laurent Beaudoin, École de gestion de l'UdS, Campus de Longueuil. Au final, 60 % des cohortes, qui comprennent entre six et une dizaine d'étudiants selon les années, bon an mal an, poursuivent au MBA. «On veut s'assurer qu'ils aient un intérêt pour les études, car certains entrepreneurs qui ont quitté les bancs de l'école depuis longtemps trouvent finalement difficile d'avoir autant de travail personnel, de subir des examens, etc.», poursuit Alain Tremblay.


Les universités, qui font passer aux candidats des examens comme le GMAT ou le TAGE MAGE dans la procédure de sélection, ont moins besoin d'imposer des cours de remise à niveau, la préparation nécessaire pour obtenir un bon résultat à ces examens jouant ce rôle. «Nous n'imposons qu'un atelier en comptabilité obligatoire pour tous avant le module comptabilité-finance, affirme Louis Hébert. C'est surtout pour donner des outils aux étudiants et calmer leur grande insécurité dans cette matière ! Il y a aussi un cours d'introduction à la statistique, qui est crédité. Pour le reste, ce sont les enseignants qui prennent en compte la diversité des profils des étudiants dans les cours.»


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