Les 10 risques principaux

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Octobre 2017

Les 10 risques principaux

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Octobre 2017

Par Pierre Théroux

[Photo : 123rf.com]

DOSSIER MARCHÉ INTERNATIONAL - Exportation et développement Canada a récemment dressé une liste des 10 risques principaux auxquels les exportateurs canadiens font face à l'international. Les voici, par ordre décroissant de gravité :


1. Forteresse américaine


Si les États-Unis décident d'imposer une taxe aux frontières ou se montrent intransigeants au cours de la renégociation de l'ALÉNA, la relation commerciale avec le Canada pourrait en souffrir.


2. Immobilisme politique aux États-Unis


Des problèmes politiques intérieurs pourraient empêcher l'administration américaine d'adopter des lois, ce qui ralentirait la croissance économique des États-Unis.


3. Protectionnisme mondial


Certains pays pourraient ériger des obstacles au commerce qui mettraient sérieusement à mal l'économie mondiale.


4. Brexit mouvementé


Le Royaume-Uni est l'un des plus importants partenaires commerciaux du Canada dans l'Union européenne (UE). L'avenir incertain de la relation entre l'État britannique et l'UE et le risque que le Brexit soit mouvementé pourraient finir par toucher les entreprises canadiennes.


5. Cyberattaque contre une importante entité publique ou privée


L'attaque perpétrée en mai 2017 contre des systèmes informatiques partout dans le monde montre à quel point ce type de risque s'est rapidement répandu et aggravé.


6. Conflit dans la péninsule coréenne


La Corée du Sud est le troisième marché d'exportation du Canada en Asie et son sixième dans le monde. Cette relation commerciale bilatérale devrait se développer davantage grâce à l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange entre les deux nations. Si la situation de la péninsule coréenne s'envenime au point de devenir instable, la croissance sur ce marché pourrait en écoper, tout comme les intérêts commerciaux au Japon, vu sa proximité.


7. Défaut de paiement quasi souverain


Il s'agit du risque qu'une entité publique (société d'État) manque à ses obligations financières et que l'État ne veuille ou ne puisse pas intervenir pour la maintenir à flot. Le gouvernement chinois contrôle plusieurs entités de très grande taille qui entrent dans cette catégorie. C'est aussi le cas de grandes pétrolières dans plusieurs nations. Les entreprises canadiennes qui font affaire avec une société d'État d'envergure ou qui font partie de sa chaîne d'approvisionnement mondiale risquent de subir d'importants dommages en cas de défaut de paiement quasi souverain. Même si ce risque reste faible, toute entreprise qui traite avec des sociétés d'État devrait en tenir compte.


8. Terrorisme 2.0


Les voyages d'affaires pourraient être perturbés, entre autres conséquences d'attaques terroristes.


9. Guerre entre États


Le risque de conflits au Moyen-Orient a augmenté dernièrement, notamment avec les frictions entre l'Arabie saoudite et le Qatar, et entre les États du Golfe et l'Iran. Si cette région entre en guerre, les cours pétroliers mondiaux et les entreprises canadiennes qui y sont présentes en subiront les contrecoups.


10. Crise du crédit ou crise financière en Chine


Les organismes de réglementation chinois souhaitent mettre en place une surveillance du secteur d'activités bancaires parallèles afin de corriger les inégalités du système financier. C'est un processus qui, s'il est mal géré, pourrait pénaliser d'autres secteurs de l'économie chinoise et peut-être aussi les entreprises canadiennes qui font des affaires sur ce marché.


Consultez notre dossier MARCHÉ INTERNATIONAL: PARER AUX RISQUES


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