Comment se prémunir contre les risques

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Octobre 2017

Comment se prémunir contre les risques

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Édition du 21 Octobre 2017

Par Pierre Théroux

L’incertitude politique, comme celle entourant la renégociation de l’ALÉNA, préoccupe de plus en plus les directions et les conseils d’administration des entreprises. [Photo : Getty Images]

DOSSIER MARCHÉ INTERNATIONAL - Montée du protectionnisme, Brexit, tensions dans la péninsule coréenne, embargos, actes terroristes, ouragans et autres catastrophes naturelles : à n'en pas douter, les risques économiques et politiques se sont accrus ces derniers temps pour les entreprises présentes à l'échelle internationale.


«Les situations changent rapidement et les risques peuvent se concrétiser à n'importe quel moment. Une entreprise peut faire des affaires avec un pays qui ne présente pas ou peu de risque, puis, du jour au lendemain, se retrouver en position difficile», dit Véronique Proulx, vice-présidente Québec de l'organisation Manufacturiers et Exportateurs du Québec.


«Le climat politique et économique est devenu très incertain, ce qui préoccupe de plus en plus les directions et les conseils d'administration des entreprises», dit Josée St-Onge, associée, leader Risque et conformité pour le Québec chez PwC Canada.


Mieux vaut prévenir que guérir


Les entreprises peuvent-elles se prémunir contre de tels risques et imprévus, ou du moins les atténuer ? «Il ne faut pas attendre que la crise arrive ou que la situation se détériore. Il faut bien analyser chacun des risques et la probabilité qu'il se concrétise dans un horizon de trois à cinq ans. Cette réflexion doit se faire en continu, car la situation peut évoluer», affirme Mme St-Onge.


Une entreprise a effectivement intérêt à bien évaluer les problèmes qui pourraient surgir ou encore l'impact que pourraient causer des turbulences, estime également Exportation et développement Canada (EDC). «Si l'économie locale régresse, si une devise fluctue, vous risquez de ne pas être payé. Si la réglementation change, des problèmes peuvent se présenter, par exemple des retards de livraison. Des troubles civils, comme des grèves, peuvent faire tomber des pans entiers de l'économie locale», indique Andrea Gardella, économiste principale à EDC, dans une note portant sur la réduction des risques économiques, politiques et sociaux pour les entreprises.


«Si vous n'êtes pas préparé à ce genre d'événements, vous risquez de perdre des clients ou de mettre la clé sous la porte», ajoute-t-elle.


La diversification des marchés est une autre stratégie à considérer afin de réduire les risques. «Une entreprise dont plus de 25 % du chiffre d'affaires à l'international est généré par des ventes dans un seul pays se place dans une situation périlleuse. Elle devrait diversifier ses marchés», juge Carole Doussin, présidente de Commerce International Québec, un réseau d'organismes régionaux de promotion des exportations.


EDC conseille aussi d'éviter de mettre tous ses oeufs dans le même panier. «Si vos risques sont répartis sur 10 marchés et que les choses tournent mal dans un pays, vous en aurez encore 9 pour rester à flot», fait valoir Andrea Gardella. Étant donné les conjonctures politiques et économiques actuelles, il est «judicieux de chercher ailleurs la stabilité qu'offraient auparavant le Canada, les États-Unis et l'Europe aux exportateurs», conclut-elle.


Consultez notre dossier MARCHÉ INTERNATIONAL: PARER AUX RISQUES

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