Boulangerie St-Méthode: Innover pour grignoter des parts de marché

Publié le 02/03/2013 à 00:00, mis à jour le 19/03/2013 à 12:07

Boulangerie St-Méthode: Innover pour grignoter des parts de marché

Publié le 02/03/2013 à 00:00, mis à jour le 19/03/2013 à 12:07

LAURÉAT 2012 - Forte de ses 340 employés, la Boulangerie St-Méthode vient d'enregistrer une augmentation de ses ventes de 30 % en 24 mois, avec un chiffre d'affaires atteignant 48 millions de dollars. Un résultat qu'elle doit beaucoup à la gestion de son directeur général, Benoit Faucher.


Fondée en 1947, dans la région Chaudière-Appalaches, la Boulangerie St-Méthode est devenue la plus grande boulangerie d'intérêt québécois. Grâce à des choix stratégiques, elle s'est imposée dans un marché de niche : celui des produits de santé.


«Nos activités sont rentables, malgré une consommation de pain qui baisse depuis plusieurs années à l'échelle du Canada. C'est pourquoi nous avons travaillé à améliorer sans cesse notre portefeuille de produits, en délaissant par exemple le pain blanc pour nous concentrer sur les produits santé à plus forte valeur ajoutée», explique Benoit Faucher.


Son secret ? «Comme nous ne sommes pas la plus grande entreprise du secteur, nous sommes condamnés à être en avant du marché pour nous distinguer», explique-t-il.


Avec une première boulangerie à Adstock et une seconde à Magog, Benoit Faucher mise tout sur l'élaboration de nouveaux produits. «Sur les six derniers produits développés, cinq d'entre eux sont devenus nos leaders ! Le seul qui ait échoué sortait de notre route, puisqu'il était composé à moitié de pain blanc, un produit sur lequel on ne nous attendait pas .»


Pain blanc, pain brun


Pour cela, la PME s'est progressivement concentrée sur trois segments de marché : les pains sans sucre et sans gras ajoutés, les pains à l'huile d'olive et les pains Artisans de la récolte de St-Méthode. Si bien que le traditionnel pain blanc ne représente plus aujourd'hui que 10 % de sa production.


Afin de rester cohérente avec son positionnement santé, la Boulangerie St-Méthode a également cessé de fabriquer des pâtisseries pour se tourner vers les biscuits nutraceutiques. «Nous fabriquons ces produits pour une société pharmaceutique. Ils sont destinés à des cliniques d'obésité partout en Amérique du Nord», précise M. Faucher.


L'autre pilier du succès repose sur l'engagement des trois générations de la famille Faucher dans l'entreprise. Benoit Faucher, issu de la seconde génération, travaille avec ses quatre frères. «C'est une entreprise familiale gérée comme une affaire. Nous avons toujours été connus pour notre passion de la santé et du bon goût, ainsi que pour notre fibre entrepreneuriale», dit-il.


Lors de la mise au point de chaque nouveau produit, la Boulangerie St-Méthode fait d'ailleurs appel à une nutritionniste afin de s'assurer de la crédibilité et de la qualité nutritionnelle des produits.


Formation continue


L'entreprise consacre 3 % de son chiffre d'affaires à la formation continue. L'assurance de disposer d'employés bien formés est pour Benoit Faucher un gage de qualité.


«Ces formations nous ont permis de mettre en place des tableaux de bord efficaces pour améliorer notre gestion. C'est aussi grâce à ces efforts que nous avons pu susciter l'engagement de nos équipes», explique-t-il.


Des formations d'autant plus nécessaires que la Boulangerie St-Méthode fabrique des produits hors normes, qui ne comportent pas d'agent de conservation et très peu de produits ajoutés. «La qualité se mesure donc à la capacité de nos gestionnaires à prendre en compte ces contraintes pour développer des produits de qualité», ajoute M. Faucher.


Pour cela, la PME a investi 1 M$ par an dans la mise à niveau de ses équipements au cours des quatre dernières années. Le développement de son réseau de distribution a mis cinq années à devenir rentable. «Il y a 10 ans, nous sommes partis de rien. Nous avons aujourd'hui six centres de distribution au Québec», dit M. Faucher.


La Boulangerie a, en parallèle, instauré un plan d'amélioration continue qui lui a permis de réaliser des gains de productivité importants. «Nous avons travaillé à améliorer la cuisson de nos produits. En étant plus précis dans nos réglages, nous avons pu réduire le goulot d'étranglement sur notre chaîne de production et augmenter notre productivité de 15 %», conclut Benoit Faucher.


Son meilleur conseil


«Travailler sans cesse à l'amélioration de l'efficacité, dans la production comme dans tous les autres services. C'est un défi important qui oblige à sortir de sa zone de confort.»

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