Maxim Charland mise sur le service personnalisé

Publié le 17/11/2012 à 00:00

Maxim Charland mise sur le service personnalisé

Publié le 17/11/2012 à 00:00

Par Les Affaires

Maxim Charland

Maxim Charland, 27 ans, pharmacien propriétaire de trois succursales sous la bannière Familiprix dans Lanaudière et les Laurentides, n’a pas froid aux yeux.


Huit mois après avoir décroché son diplôme, il a acheté sa première pharmacie à Val-David dans les Laurentides, en septembre 2009. Trois ans plus tard, il est propriétaire de trois pharmacies d’environ 4500 à 5500 pi2 chacune. L’une à Rivière-Rouge, dans les Laurentides, la dernière, à Saint-Côme, dans Lanaudière.


Plus de 150 km séparent les deux plus éloignées. Un défi que Maxim Charland a résolu en s’associant avec des pharmaciens à Val-David et à Saint-Côme. Il reste donc la plupart du temps à Rivière-Rouge.


«Dès le début de mes études en, j’ai voulu devenir pharmacien propriétaire. L’aspect gestion me plaît, mais aussi la possibilité d’être maître chez moi et de décider de la marque que je veux imprimer à ma pharmacie», dit le jeune homme.


Il emploie aujourd’hui 55 personnes, dont une dizaine de pharmaciens à temps plein et temps partiel.


Garantie bancaire


Une liberté dont il profite, même s’il a choisi de travailler sous la bannière Familiprix, un rassemblement de pharmaciens indépendants. C’est d’ailleurs en partie grâce à l’appui de la bannière qu’il a pu acquérir ses pharmacies.


« Je ne disposais pas d’une grande mise de fonds. J’ai pu obtenir du financement bancaire grâce à la garantie offerte par Familiprix. La bannière se porte notamment garante du stock de médicaments », explique Maxim Charland.


Un atout fondamental, car la valeur du stock oscille entre 300 000 $ et 500 000 $ pour des pharmacies de la taille de celles de Maxim Charland. Elle peut approcher le million de dollars pour de plus grandes officines.


Trois ans après s’être lancé, Maxim Charland est heureux. Ses pharmacies traitent en moyenne de 200 à 400 prescriptions par jour chacune. « On a la chance d’évoluer dans un beau milieu. On en vit bien », confie le jeune pharmacien.


Des sujets de préoccupation


Néanmoins, la concurrence des Jean Coutu et Pharmaprix ainsi que des grandes chaînes de supermarché est une source d’inquiétude pour lui. Tout comme les mesures prévues par la loi 41, qui imposeront aux pharmaciens d’effectuer des actes supplémentaires, ce qui grugera de leur temps.


Or la principale dépense du pharmacien propriétaire réside dans les salaires, en particulier ceux des pharmaciens. «C’est trois à quatre fois plus que mes loyers », constate Maxim Charland.


Pour surmonter ces obstacles, Maxim Charland imprime sa marque à ses pharmacies grâce « à un service personnalisé » qui passe notamment par le rappel des patients pour savoir «comment ça va avec leur traitement». C’est l’arme qu’il a choisie pour lutter contre ses imposants concurrents.

À suivre dans cette section


image

Objectif Nord

Mardi 25 septembre


image

Gestion du changement

Mercredi 03 octobre


image

Marché du cannabis

Mercredi 10 octobre


image

Expérience client

Mercredi 14 novembre


image

Communication interne

Mardi 27 novembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier

DANS LE MÊME DOSSIER

À la une

Voir les choses sous un autre angle pour réussir en Bourse

21/09/2018 | Philippe Leblanc

BLOGUE INVITÉ. Cela ne veut pas dire qu’il faut adopter l’opinion contraire à celle du plus grand nombre.

Les taux grimpent, que faire avec les obligations à court terme?

21/09/2018 | Ian Gascon

Les FNB d’obligations ne s’écroulent pas malgré la hausse des taux. Voici pourquoi:

MTY et Richelieu graduent au S&P/TSX

Le 24 septembre avant l'ouverture, MTY et Richelieu feront enfin leur entrée au grand indice de la Bourse de Toronto.