Les marathoniens du monde des affaires


Édition du 05 Décembre 2015

Les marathoniens du monde des affaires


Édition du 05 Décembre 2015

Par Marie-Claude Morin

[Photo : Shutterstock]

RETOUR AU DOSSIER LES PDG DE L'ANNÉE 2015


Dans la salle de conférence, les discussions vont bon train en ce mercredi de la fin d'octobre. Chaque membre du jury a préparé son «top 3» dans chacune des catégories. Qui succédera à Monique Leroux (Mouvement Desjardins) comme PDG de l'année, grande entreprise, à Madeleine Paquin (Logistec) dans la catégorie PDG de l'année, moyenne entreprise, et à L. Jacques Ménard (BMO Banque de Montréal), sacré l'an dernier Haut dirigeant le plus engagé socialement ?


Quel dirigeant s'est démarqué dans la dernière année ? Chacun y va de ses choix, appuyés de solides arguments. Si le ton reste cordial, la discussion est toutefois animée !


Provenant d'horizons variés, les membres du jury portent des regards différents sur les candidats. Les gestionnaires de portefeuille Nicolas Chevalier (Gestion Pembroke), Christine Décarie (Groupe Investors) et Sophie Palmer (Jarislowsky Fraser) parlent des réalisations récentes et du rendement boursier, alors que les professeurs Réal Jacob (HEC Montréal) et Michel Magnan (École de gestion John-Molson) soulignent des enjeux de gestion ou de gouvernance. Les vétérans Mario Albert (Finance Montréal), Robert Lacroix (Cirano) et Johanne Maletto (Mouvement québécois de la qualité) présentent des commentaires liés à l'environnement d'affaires. Au bout de la table, le président du jury Jean-Paul Gagné (Les Affaires) facilite les échanges... tout en ajoutant son grain de sel.


Rapidement, des noms se démarquent sur le tableau où sont compilés les votes. Un consensus émerge aussi très tôt dans les discussions : le jury souhaite récompenser la constance dans le temps.


«Les lauréats [des deux catégories PDG de l'année, grande ou moyenne entreprise] n'ont pas fait de coups d'éclat ou de grosses acquisitions, résume Jean-Paul Gagné. Ils réussissent plutôt à croître de façon soutenue et rentable. Ce sont des dirigeants qui exécutent très bien. Ils ont un parcours qui mérite d'être reconnu.»


Réal Jacob, de HEC Montréal, abonde dans le même sens. Les gagnants se distinguent, selon lui, par leur capacité à toujours satisfaire et même à surpasser les attentes, alors qu'ils évoluent dans des marchés où la concurrence est féroce. «De plus, ils ne cherchent pas seulement à conserver leur place. Ils sont là pour croître.» Afin d'y arriver, observe le professeur, ils ont su tous les deux intégrer de façon intelligente les technologies de l'information à leur stratégie d'affaires. «Plusieurs entreprises tournent en rond avec les technologies parce qu'elles ne sont pas connectées au modèle. Ce n'est pas leur cas !»


L'idée de constance revient quand il est question du Haut dirigeant le plus engagé socialement. Rappelons que l'objectif de cette catégorie n'est pas de couronner le plus gros chèque ou la soirée la plus spectaculaire, mais plutôt de souligner le travail de longue haleine d'une personnalité d'affaires dans son milieu. Une façon de la remercier... et d'encourager ses pairs à lui emboîter le pas !


Plus de 150 personnes étaient réunies le 2 décembre au Windsor, à Montréal, pour célébrer les lauréats de cette cuvée 2015. Nous vous offrons d'ailleurs des photos et des vidéos de cette soirée sur lesaffaires.com. Parions que tous en seront ressortis inspirés !


Suivez Marie-Claude Morin sur Twitter @morinmclaude

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