S'incorporer plutôt que s'associer

Publié le 28/04/2016 à 05:00

S'incorporer plutôt que s'associer

Publié le 28/04/2016 à 05:00

De gauche à droite : Thomas McComber, Geneviève Choinière-Lacharité et Rafal Kuczynski

Geneviève Choinière-Lacharité, Thomas McComber et Rafal Kuczynski sont tous trois dans la quarantaine. Ces anciens de Richter, où ils ont travaillé une dizaine d’années, ont constaté que les grandes firmes comptables ne sont pas adaptées aux petites PME, qui représentent pourtant un large marché au Québec.


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Ils ont donc décidé de fonder leur propre cabinet pour les servir. Créé en 2010 dans le Vieux-Port de Montréal, il compte aujourd’hui 25 employés. «Notre clientèle cible, précise Geneviève Choinière-Lacharité, ce sont les jeunes entreprises du démarrage jusqu’à 50 millions de chiffre d’affaires.» Celles dont la feuille de route n’évoque encore rien tant elles sont jeunes mais qui sont amenées à croître.


Les jeunes CPA sont persuadés de pouvoir offrir un service plus adapté à ces PME grâce à leur proximité, des taux de facturation à leur mesure et des conseils de gestion également adaptés à leur taille.


Miser sur l’infonuagique


Le cabinet offre des services en fiscalité et en certification et, depuis peu, l’accès à un réseau national et international par le biais de son adhésion à l’association BHD. Sa particularité affichée : «Travailler de façon infonuagique c’est-à-dire qu’on propose une tenue de livres virtuelle et on peut travailler à distance avec les clients. Tous leurs documents importants sont archivés dans le nuage et sont accessibles de partout de façon sécurisée. C’est pertinent pour de nombreuses entreprises car c’est pratique et, en plus, on s’est rendu compte que les contrôles internes étaient généralement pauvres si bien que les sauvegardes sont rares, la sécurité des mots de passé insuffisante, etc.», souligne Rafal Kuczynski.


Afin d’apporter un vent de renouveau dans l’industrie et d’être plus proches de ses clients, le jeune cabinet n’a pas hésité à choisir un autre statut que la traditionnelle société en nom collectif dans laquelle chaque associé est indépendant.


Les trois collègues ont plutôt choisi l’incorporation, qui leur confère le mode de fonctionnement d’une entreprise classique. «Dans une société en nom collectif, le pouvoir bouge selon le capital : celui qui double son chiffre d’affaires prend plus de poids dans la firme. Tandis que dans une entreprise, on doit faire front commun, on va tous dans la même direction», souligne Geneviève Choinière-Lacharité.


Succès


Pour le moment, la stratégie de ces CPA gestionnaires d’un nouveau genre remporte un franc succès avec un taux de croissance de 30 % par an. La taille de la firme a doublé à la suite de l’acquisition d’un petit cabinet en 2013. Ses perspectives de croissance sont encore prometteuses. «Notre ambition est de doubler le nombre d’employés », affirme Thomas McComber.


La firme se trouve à la croisée des chemins : ses clients croissent et, pour continuer de les accompagner, elle devra «procéder à des acquisitions-fusions pour avoir une masse critique afin de pouvoir développer des expertises spécialisées notamment en R et D, en fiscalité américaine et en solvabilité », ajoute Rafal Kuczynski.


La priorité ira donc à l’ajout de services plutôt qu’à de nouvelles implantations géographiques. En attendant d’avoir une large gamme, le cabinet peut compter sur son partenariat avec BHD qui permet d’offrir des services complémentaires à ceux du cabinet. L’objectif des trois CPA, selon Thomas McComber : «se tailler une place dans les firmes de taille moyenne.»


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