PSB Boisjoli, un petit bureau qui grandit

Publié le 27/04/2013 à 00:00, mis à jour le 25/04/2013 à 15:35

PSB Boisjoli, un petit bureau qui grandit

Publié le 27/04/2013 à 00:00, mis à jour le 25/04/2013 à 15:35

Le petit bureau de services comptables créé en 1966 occupe la 14e place du top 25. Pour arriver à regrouper 140 employés et actionnaires, bien des virages ont été pris. «Le tournant a eu lieu en 1996 quand le cabinet est monté à 40 professionnels. Il avait alors atteint la masse critique pour diversifier ses services et garder les talents», raconte Ariel Sabbah, associé.


L'autre moment clé de l'évolution de la firme a été la fusion, en 2008, avec le cabinet Boisjoli Sabbah, qui a amené sa quarantaine d'employés et ses clients du Québec inc.


La firme propose maintenant «tous les services d'un gros cabinet», en plus d'avoir choisi des créneaux spécialisés comme le service en «recherche scientifique et développement expérimental».


«Plusieurs entreprises qui font de la recherche et développement ont droit à des crédits d'impôt. Pour les obtenir, il faut faire du calcul fiscal, mais aussi démontrer le développement scientifique. Nous avons dans notre équipe des ingénieurs à même de pouvoir évaluer si les activités d'une entreprise sont admissibles à ces crédits d'impôt», explique l'associé.


Le cabinet est bien implanté dans le marché des PME québécoises, et ses clients sont principalement dans l'immobilier, le secteur manufacturier, la distribution, le commerce de détail, la construction ou encore les professions de santé.


La main-d'oeuvre, un gros défi


La firme a connu ces dernières années une croissance «organique» qui a été de plus de 10 % en 2012, selon Ariel Sabbah.


«Nous pourrions ouvrir d'autres spécialités, mais nous préférons pour le moment solidifier les créneaux que nous avons actuellement. L'arrivée de nouveaux associés nous apporte de nouveaux clients. Nous laissons la place à cette croissance», poursuit l'associé.


Depuis 2008, le cabinet n'a pas réalisé d'acquisition. Il songe toutefois à des achats dans le but de s'adjoindre de nouvelles compétences. «Il y a des opportunités, car notre profession a connu de gros changements sur le plan des normes. Beaucoup de petits cabinets n'arrivent pas à exister dans l'environnement de la certification et cherchent à se consolider. Si nous procédions à une acquisition, ça serait pour obtenir de nouveaux services et grossir», explique Ariel Sabbah.


Le cabinet, installé à Ville de Mont-Royal, n'envisage pas d'expansion géographique. En effet, celle-ci diviserait ses forces, alors qu'il croit plus stratégique de les concentrer en un seul bureau.


Sa principale préoccupation est d'attirer et de retenir les talents, «notre plus gros défi», selon Ariel Sabbah. Et la plus sûre source de croissance : «On cherche le talent, car cela nous permet de satisfaire encore plus le client qui nous recommandera et nous fera ainsi gagner de nouveaux clients.»


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