Les nouvelles firmes affichent elles aussi une bonne performance

Offert par Les Affaires


Édition du 23 Septembre 2017

Les nouvelles firmes affichent elles aussi une bonne performance

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Édition du 23 Septembre 2017

[Photo : 123RF]

DOSSIER LES GRANDS DE L'INGÉNIERIE AU QC - La crise a créé une occasion. Les ingénieurs qui avaient perdu leur travail avaient besoin de retrouver une activité et le marché recherchait des firmes exemptes de lourd passé. Ainsi, de nombreuses petites sociétés de génie se sont créées depuis 2013. Que sont-elles devenues ?


«Toutes les petites firmes se maintiennent et présentent souvent une croissance, parfois même forte, alors que les plus anciennes connaissent plutôt une certaine stabilité», constate André Rainville, le PDG de l'Association des firmes de génie-conseil du Québec (AFG).


Souvent nichées, elles font leur place grâce à leur agilité et aux relations nouées par leurs fondateurs durant leur carrière précédente dans le milieu. Elles concurrencent les grandes firmes, car leur modèle et leur taille leur permettent d'être efficaces et rapides, ainsi que d'offrir des tarifs moindres. Cela dit, «un équilibre va se créer entre les petites et les grandes firmes, assure André Rainville. Toutes répondent à un besoin, et elles peuvent se compléter. On voit de petites firmes aux expertises très pointues travailler comme sous-traitants pour de grandes sociétés. Par ailleurs, certains marchés sont trop gros pour les petites firmes, mais d'autres, de taille intermédiaire, sont mieux adaptés à celles-ci.»


Croître en se diversifiant


Induktion a été fondée en 2013 par un ingénieur qui avait fait une partie de sa carrière dans une grande firme. Lancée dans le garage de son fondateur, Maxime Dumont, elle est aujourd'hui en croissance et compte 15 employés répartis dans deux bureaux à Montréal et à Trois-Rivières. Pour réduire les risques, M. Dumont a rapidement diversifié les activités de son entreprise. Initialement positionnée dans le secteur des transports (feux de circulation, éclairage public et systèmes de transport intelligent), Induktion s'est investie dans le bâtiment, qui représente aujourd'hui 75 % de son chiffre d'affaires.


Fort de ce succès, Maxime Dumont souhaite accroître sa présence au Québec, notamment dans l'agglomération de Gatineau-Ottawa, d'ici un an, et ouvrir des marchés connexes au coeur de métier d'Induktion, comme le génie civil (les routes, etc.) et les structures. Le jeune chef d'entreprise n'a pas peur de mettre un peu plus les pieds sur les marchés publics. Il pense même avoir des atouts pour réussir à s'y faire une place.


«La clientèle publique est ouverte aux petites firmes comme nous parce qu'on offre un service rapide», souligne-t-il.


Maxime Dumont est optimiste. Il pense qu'Induktion comptera de 25 à 30 employés d'ici deux ans. Cependant, il n'a pas l'intention de faire d'acquisition pour accélérer la croissance ni de devenir une énorme entreprise. Sa vision, c'est plutôt de créer plusieurs petites cellules réparties un peu partout. Des cellules à taille humaine.


Les défis des marchés publics


Également créée en 2013, HBGC Ingénieurs, de Montréal, est spécialisée dans les infrastructures : fondations profondes, structures de bâtiment. Depuis un an, l'entreprise a acquis des expertises en génie mécanique et électrique «pour pouvoir offrir des solutions intégrées à nos clients», explique Beaudoin Bergeron, président et associé de HBGC Ingénieurs.


Pour continuer de croître, la firme prévoit faire aussi du génie civil.


«Bien que la croissance soit lente, elle est continue», selon M. Bergeron. Le domaine des infrastructures a connu un ralentissement pendant plusieurs années.


La firme est entrée dans le milieu municipal cette année. Un marché difficile pour les petites sociétés car, même si leur agilité est appréciée, les règles actuelles des appels d'offres ne les favorisent pas. «Il faut souvent que l'entreprise ait une expérience dans des projets similaires. Or, on n'a pas d'historique, et le fait que nos ingénieurs aient cette expérience ne suffit pas», déplore le président. Seules possibilités : les marchés de gré à gré pour les projets de moins de 25 000 $ ou la sous-traitance avec des entreprises plus grandes.


Pourtant, HBCG Ingénieurs, qui compte sept employés, diversifie ses marchés. La firme a déjà des projets au Gabon et vient d'ouvrir un bureau au Sénégal avec deux ingénieurs d'origine sénégalaise qui travaillaient initialement dans ses bureaux montréalais. Elle espère ainsi pouvoir servir la sous-région et continuer sa croissance.


Cliquez ici pour consulter le dossier Les grands de l'ingénierie

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