Deux suggestions de portefeuilles FNB pour retraités

Publié le 05/06/2017 à 08:00, mis à jour le 10/06/2017 à 08:27

Deux suggestions de portefeuilles FNB pour retraités

Publié le 05/06/2017 à 08:00, mis à jour le 10/06/2017 à 08:27

[Photo: 123rf]

La prolifération des FNB dans de nombreuses catégories d’actif permet aux conseillers de bâtir des portefeuilles équilibrés à faible coût pour leurs clients, en utilisant uniquement des FNB.


Investment Executive, publication sœur de Les Affaires au Canada anglais, a demandé à deux stratèges de portefeuilles de FNB chevronnés – Andrew Clee, spécialiste de fonds communs de placement/FNB et gestionnaire de portefeuille à la firme torontoise Raymond James Ltée, et Daniel Straus, analyste, FNB et produits financiers à la Financière Banque Nationale à Toronto – de composer un portefeuille de placement modèle à l’intention d’un client retraité imaginaire souhaitant une source de revenus.


Les critères: utiliser dix FNB, diversifier mondialement, inclure des FNB d’actions et de titres à revenu fixe et procurer un rendement annuel de revenus (dividende) d’environ 4%.


Les deux stratèges s’en sont tenus à des FNB se négociant sur des Bourses canadiennes. Et, bien qu’ils aient tous deux inclus des actions et des obligations dans leurs recommandations, les pondérations sont différentes. Ainsi, M. Clee a consacré un montant nettement plus important aux titres à revenu fixe et aux actions privilégiées. Par ailleurs, les deux stratèges ont choisi le FNB Horizons actif actions privilégiées (TSX : HPR), commandité par Horizons Fonds négociés en bourse (Canada) Inc., pour la tranche allouée aux actions privilégiées.


Ils ont également opté pour ce que M. Straus appelle un placement «alternatif», en choisissant le FNB à revenu élevé Purpose (TSX: PYF) de Purpose Investments Inc. de Toronto, pour leur exposition aux titres à revenu. Ce FNB a un solide rendement courant de plus de 7 %. Il détient des actions américaines choisies en fonction de leur qualité et de leur valeur, ainsi que de facteurs personnels. Il privilégie également une stratégie active sur les options, utilisant les options de vente et d’achat pour augmenter les bénéfices et réduire la volatilité. Le fonds n’ayant aucune couverture de change, il est exposé au dollar américain.


Andrew Clee : un penchant pour les titres à revenu fixe


M. Clee privilégie la prudence dans son portefeuille, un segment de 70 % étant alloué aux titres à revenu fixe, dont 15 % aux actions privilégiées. Les actions (30 %) représentent une tranche nettement plus mince.


«Nous avons établi la composition de l’actif à 70 % de titres à revenu fixe et 30 % d’actions, en gardant à l’esprit la préservation du capital et l’âge de l’investisseur, indique M. Clee. Le segment des titres à revenu fixe est un peu élevé, car nous y avons ajouté des actions privilégiées canadiennes. Les actions privilégiées sont plus volatiles que les FNB d’obligations traditionnels, mais procurent également une meilleure appréciation du capital dans un contexte de taux d’intérêt en hausse, contrairement aux autres produits obligataires traditionnels.»


La pondération la plus forte de M. Clee est de 30 % dans le Questrade Fixed Income Core Plus (TSX: QCP), un FNB d’obligations géré activement et commandité par Questrade Gestion de patrimoine de Toronto et dont le sous-conseiller est Jarislowsky Fraser de Montréal. Dans le contexte actuel, M. Clee préfère la gestion active à la gestion passive pour les titres à revenu fixe. Un gestionnaire de portefeuille actif peut faire des choix sur le plan de la duration ou de la répartition sectorielle plutôt qu’être limité à suivre un indice obligataire.


«En supposant que les courbes de rendement demeureront élevées, poursuit M. Clee, nous croyons que la gestion active pourra ajouter beaucoup de valeur aux titres à revenu fixe, et nous souhaitons qu’un gestionnaire [de portefeuille] ait le plus d’outils et de leviers possibles pour ajouter de l’alpha et protéger le capital.»


Sur la scène mondiale, il a pris une participation de 20 % dans le FNB de revenu fixe mondial de base plus Mackenzie (TSX : MGB), offert par Placements Mackenzie de Toronto. «Même si les taux obligataires montent en Amérique du Nord, on ne peut en déduire pour autant qu’ils sont en hausse partout sur la planète, nuance Andrew Clee. Comme les États-Unis [la Réserve fédérale] se trouvent dans un cycle de resserrement et que la Banque du Canada lui emboîtera vraisemblablement le pas en 2018, les obligations mondiales sont une importante source de diversification dans les titres à revenu fixe.


«Quant aux actions, poursuit M. Clee, environ les deux tiers de ce segment sont affectées aux FNB, offrant ainsi des stratégies d’achat d’options couvertes pour profiter de la hausse des rendements et de la baisse de la volatilité. M. Clee a laissé ses positions en actions américaines exposées, car le billet vert fait habituellement bonne figure en période de tension boursière, les investisseurs se tournant alors vers les valeurs refuges, ajoute-t-il. Il souligne toutefois que l’exposition au risque de change de ses obligations mondiales est couverte.


«Les titres à revenu fixe mondiaux non couverts augmentent toujours la volatilité, explique M. Clee, ce que nous ne recherchons pas dans les titres à revenu fixe pour ce type de profil d’investisseur.»



Daniel Straus : plus d’actions


Comparativement à M. Clee, Daniel Straus a affecté un petit montant aux titres à revenu fixe et aux actions privilégiées, soit 45 % en titres à revenu fixe (dont 7,5 % en actions privilégiées). Par contre, sa pondération en actions est beaucoup plus élevée, à 55 %, dont 5 % en fonds de placement immobilier.


Les plus grandes pondérations de M. Straus incluent 15 % dans BMO U.S. Put Write (TSX: ZPH), parrainé par BMO Gestion mondiale d’actifs de Toronto et 15% dans iShares Core S&P/TSX Composite High Dividend Index ETF (TSX: XEI), parrainé par BlackRock Asset Management Canada Ltd de Toronto.


À l’instar d’Andrew Clee, Daniel Straus a choisi une poignée de FNB qui utilisent les options d’achat et de vente pour accroître le revenu et réduire la volatilité globale du portefeuille. Il décrit l’utilisation des options dans les FNB comme une «stratégie de fonds de couverture sous le couvert d’un FNB.»


Outre le FNB à revenu élevé Purpose, un placement qu’il partage avec M. Clee, Daniel Straus a choisi le BMO U.S. Put Write couvert en dollars canadiens (TSX : ZPH), un FNB qui émet des options de vente sur de grandes capitalisations américaines. Dans la même veine, il a choisi le FNB Horizons Revenu amélioré d’actions internationales (TSX: HEJ), parrainé par Horizons Fonds négociés en bourse (Canada) Inc. de Toronto, qui utilise une stratégie d’options d’achat couvertes pour les actions internationales.


«Les FNB qui émettent des options procurent de meilleurs rendements que les produits classiques, mais ils ne permettent malheureusement pas de profiter autant des remontées boursières», affirme M. Straus.


«En règle générale, ajoute-t-il, nous ne recommandons pas les FNB basés sur les options pour l’investisseur type. Par contre, pour le retraité qui vise un rendement de distribution plus difficile à atteindre, [ces types de FNB] peuvent offrir des moyens de systématiquement convertir un portefeuille en liquidités.»


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