Le Top 25 québécois des grands de la comptabilité

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Mai 2017

Le Top 25 québécois des grands de la comptabilité

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Édition du 06 Mai 2017

Emilio ­Imbriglio est président et chef de la direction de Raymond ­Chabot ­Grant ­Thornton. La course entre ­Deloitte et ­RCGT se termine encore en faveur du cabinet québécois, comme c’est le cas depuis 2014.

C'est la stabilité qui marque l'ensemble du palmarès cette année. À part quelques variations de places, peu de bouleversements sont à noter et, dans l'ensemble, le nombre d'employés a peu évolué. Les 25 plus grands cabinets du Québec emploient environ 11 000 personnes en 2017, contre 10 912 l'année dernière.


Pas de surprise : les quatre cabinets qui tiennent le haut du pavé depuis plusieurs années ont retrouvé leurs places respectives. La course entre Deloitte et Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) se termine encore en faveur du cabinet québécois, comme c'est le cas depuis 2014, malgré une baisse d'effectifs de 7,4 % chez RCGT ces trois dernières années. Cependant, la différence entre les deux cabinets est minime, car Deloitte n'a que 21 employés de moins que son concurrent en 2017.


La taille des deux premiers cabinets les place dans une catégorie à part puisque, dès la troisième place, les effectifs sont divisés de moitié. En effet, PricewaterhouseCoopers (PwC), qui tient lui aussi sa troisième position depuis deux ans, compte 1 000 employés, mais le chiffre est en croissance depuis 2015 (+5,3 % ces trois dernières années).



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Rythme élevé d'acquisitions dans l'industrie


Seul changement notable dans le peloton de tête : KPMG, sixième et l'un des big four à l'échelle internationale, perd une place et passe derrière Mallette, désormais cinquième. Tandis que le nombre d'employés du cabinet international a baissé de 11,4 % au cours des trois dernières années, celui du québécois Mallette a augmenté de 16,3 % grâce à une forte croissance interne et à une stratégie d'acquisitions. Quant à KPMG, le cabinet assure qu'il «n'y a pas [eu] de diminution du nombre d'employés», les effectifs évoluant dans l'année, mais restant stables au final, explique Benoit Lacoste-Bienvenue, associé directeur de KPMG pour la province de Québec. La firme «continue de bâtir des expertises dans plusieurs secteurs comme les services transactionnels (services-conseils et fiscalité), la transformation numérique, la cybersécurité ou l'analyse de données», poursuit-il. Pour preuve, KPMG au Canada vient d'annoncer l'acquisition de ToMont Solutions, une entreprise de 25 employés qui compte des bureaux à Montréal, Toronto et Calgary, et spécialisée dans la mise en place de solutions Oracle de gestion de la performance des entreprises. En offrant des services de consultation, d'infonuagique, de formation et de soutien, ToMont Solutions viendra compléter l'offre dans le domaine de la transformation financière et des ERP, solutions de gestion intégrée, de la firme. «On observe chez nos clients une hausse de la demande de services de gestion du rendement de l'entreprise», indique Benjie Thomas, associé directeur canadien, Services-conseils, chez KPMG, pour justifier l'intérêt de cette acquisition. KPMG ajoute ainsi 25 employés dans ses effectifs, dont 10 au Québec. Par ailleurs, le bureau de Québec, qui compte maintenant60 employés, «ne cesse de croître» selon l'associé directeur.


BDO reste au huitième rang, mais le cabinet international est en croissance au Québec, où il a cinq bureaux à Montréal, à Sherbrooke, à Québec et à Rimouski contre un seul en 2014. Il a aussi nommé 7 nouveaux associés en janvier dernier et acquis le service insolvabilité de Deloitte, ce qui a ajouté 15 employés au Québec et un service.


La croissance la plus importante se concentre cette année encore dans les firmes de taille moyenne (moins de 300 employés), qui occupent les 15 dernières places du classement. Alors que les 10 premières firmes ont connu une évolution stable, des pertes ou de légères augmentations, à l'exception de Mallette, qui enregistre une hausse de 10,6 % par rapport à 2016, les cabinets de taille plus modeste affichent des augmentations conséquentes : 13,6 % pour FBL, et 7,5 % pour Hardy, Normand et Associés, par exemple. Fuller Landau est le cabinet qui monte le plus en 2017 : en raison de l'offre de nouveaux services et d'acquisitions, les effectifs ont bondi de 50,7 % entre 2016 et 2017.


Malgré la stabilité du palmarès, l'industrie est encore en consolidation. Étant donné le nombre de CPA qui atteindront bientôt l'âge de la retraite, de nombreux petits cabinets sont rachetés par les grands et par ceux de taille moyenne, qui voient là la possibilité d'augmenter leur volume d'activité et, parfois, d'acquérir de nouvelles expertises.


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