«Les constructeurs dictent les façons de faire» - Silvy Niquet, présidente d'Audi Niquet

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Janvier 2016

«Les constructeurs dictent les façons de faire» - Silvy Niquet, présidente d'Audi Niquet

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Janvier 2016

Par Claudine Hébert

Silvy Niquet, présidente d’Audi Niquet.

Les constructeurs automobiles veulent faire affaire avec des concessionnaires qui traduisent l'image de leur marque. Agrandir ou rénover une concession représente donc un investissement majeur, comme en témoigne Silvy Niquet, présidente d'Audi Niquet. Elle a inauguré en septembre dernier sa concession de Saint-Bruno-de-Montarville, agrandie au coût de huit millions de dollars.


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Les Affaires - Qu'est-ce qui a motivé cet agrandissement ?


Silvy Niquet - Notre concession Audi est ouverte depuis 2003. Avec les années, nous nous sentions à l'étroit. On manquait d'espace partout. Nos 13 baies de service ne suffisaient plus à la demande. Le salon d'attente, qui comptait à peine une dizaine de sièges, débordait régulièrement depuis quatre ans. L'agrandissement nous a permis de doubler notre superficie pour la porter à 25 000 pi². Nous avons maintenant 23 baies de service, dont 7 sont consacrées à notre nouveau service d'esthétique automobile pour le polissage, le cirage, le débosselage sans peinture et d'autres réparations intérieures. Nous avons également ajouté un gymnase et une cafétéria.


L.A. - Pourquoi ces deux derniers ajouts ?


S.N. - Les besoins de notre clientèle ont changé au fil des ans. La plupart de nos clients continuent de recourir à notre service de voiturier ou à nos voitures de courtoisie. Mais nous comptons de plus en plus de baby-boomers et de travailleurs autonomes qui préfèrent attendre sur place. D'où l'idée de créer un plus grand espace pour la clientèle au deuxième étage.


L.A. - Qu'est-ce qui justifie cette facture totale de 8 M$ ?


S.N. - Les constructeurs obligent leurs franchisés à projeter une image qui reflète leur goût du jour. Par conséquent, ce sont eux qui dictent les façons de faire. Chez Audi, à l'instar des autres constructeurs haut de gamme, ces standards se traduisent en général par le choix du design, de l'architecte ainsi que des fournisseurs de matériaux, de l'éclairage et du mobilier intérieur. Lorsque ces constructeurs proviennent de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne ou du Japon, ces matériaux peuvent venir de très loin, ce qui fait augmenter la facture. J'ai tout de même réussi à limiter les coûts d'au moins 30 %.


L.A. - Comment y êtes-vous parvenue ?


S.N. - D'abord, j'ai pu conserver la structure initiale du bâtiment avec son toit arrondi. Actuellement, tous les nouveaux immeubles Audi doivent afficher une signature à la forme carrée. Ce design et le choix de matériaux requis ne satisfaisaient pas aux exigences de la municipalité. Ils ne convenaient pas non plus à notre localisation. De plus, j'ai beaucoup insisté pour recourir à des fournisseurs locaux. Au moins 60 % des matériaux proviennent d'entreprises du Québec, notamment les grandes fenêtres, la brique blanche, l'éclairage et les portes de baies de service. Par ailleurs, en plus de pouvoir travailler avec notre propre architecte, mon frère Jean a agi en tant que gestionnaire de projet. Cela a permis de mieux composer avec les différentes propositions du constructeur et de gérer les coûts, malgré les retards de certains fournisseurs.


L.A. - En agrandissant, vous avez réduit l'espace de votre parc automobile d'au moins 100 véhicules. Où sont passées ces voitures ?


S.N. - Elles sont entreposées dans le secteur de Beloeil. Il n'y avait pas de terrain disponible près de la concession ni à Saint-Bruno-de-Montarville, dont le zonage permettait l'entreposage de véhicules. Nous avons donc acheté un terrain avec un bâtiment à Beloeil pour répondre à notre besoin d'espace. C'est d'ailleurs à cet endroit que nous effectuons la préparation esthétique des véhicules avant de les livrer aux clients ici même à la concession. Cela demande d'assurer le transport des voitures entre les deux adresses par camion.


L.A. - Enfin, quand comptez-vous rembourser la totalité de votre investissement ?


S.N. - Ce n'est pas le type d'information qu'un concessionnaire aime divulguer, en raison de la forte concurrence de notre industrie. Disons que nous espérons que ce montant soit remboursé au cours des 10 prochaines années. [En effet, 10 ans est] le délai maximum dont nous allons bénéficier avant que le constructeur exige de nouveaux investissements...


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