Un mentor devenu associé chez Perfect Équipements

Publié le 29/04/2016 à 12:18

Un mentor devenu associé chez Perfect Équipements

Publié le 29/04/2016 à 12:18

David Laliberté et Olivier Latraverse-Bachand de Perfect Équipements

Quand Olivier Latraverse-Bachand achète l'entreprise Perfect Équipements, de Chambly, en 2010, et que David Laliberté croise son chemin dans le cadre d'un programme de mentorat, il ne sait pas qu'il vient alors de dénicher son partenaire d'affaires idéal.


« Je sortais de l'université avec mon diplôme en ingénierie, et je rêvais d'entrepreneuriat. » L'aspirant releveur avait travaillé six ans à temps partiel pour l'entreprise qu'il convoitait et qui concevait des machines pour la fabrication du chocolat. « Le propriétaire était malade et son fils n'était pas intéressé par la relève. Je connaissais le potentiel de l'entreprise pour avoir touché à tout dans l'usine, et j'avais déjà redessiné la majorité des machines. »


Perfect Équipements, fondée en 1989, passe entre ses mains à la fin de 2010, alors qu'il est âgé de 25 ans. « Je manquais d'expérience, mais mon oncle connaissait David Laliberté, qui coachait déjà des entrepreneurs. »


Du mentorat au partenariat


M. Laliberté constate dès le début que son protégé vend certains produits à perte. « J'améliorais mes machines, mais je n'avais pas touché à la liste de prix de l'ancien propriétaire », confirme le releveur.


« Olivier regardait le compte de banque, comme bien des entrepreneurs, mais il ne savait pas s'il faisait de l'argent en bout de ligne », explique David Laliberté. « C'est un homme de terrain; les finances ne sont pas ce qui l'intéresse dans le développement d'une entreprise. Comme mentor, je lui ai démontré l'importance de connaître ses faiblesses et de s'entourer de gens qui le complètent. »


Le jeune entrepreneur le prend au mot. Au terme de sa première année d'exercice, il constate que la croissance de son entreprise génère suffisamment de travail pour deux dirigeants. Il approche donc son ancien mentor, versé dans la gestion et le marketing, pour lui proposer un partenariat.


« Nous sommes devenus coactionnaires. Cette association a été essentielle à la croissance, et nos chiffres le prouvent : l'entreprise vendait pour 400 000 $ d'équipements en 2010 et nous avons atteint deux millions l'an dernier », raconte David Laliberté.


Élargir la clientèle


Perfect Équipements concevait à l'origine des petites machines peu coûteuses. En reprenant l'entreprise, Olivier Latraverse-Bachand pressent que ce modèle seul n'est pas viable.


« Je connaissais le potentiel du sur-mesure pour les gros fabricants alimentaires, exigeants en matière d'adaptabilité des équipements. Nos compétiteurs offrent rarement de tels services; j'ai donc optimisé nos logiciels de conception pour percer le marché des équipements industriels sur mesure, malgré notre modeste équipe de 12 employés. »


C'est de cette façon que Perfect Équipements est entré chez Biscuits Leclerc, Nafta Foods, un sous-traitant de Hershey, de même que Nutri-Nation à Vancouver, qui produit un million de barres énergétiques par jour sur des lignes de production entièrement conçues par l'entreprise montérégienne.


« Les volumes que nos machines permettent de produire égalent désormais la concurrence européenne et américaine, et la valeur de nos lignes d'enrobage peut atteindre 500 000 $. » David Laliberté décroche également des contrats plus extravagants, comme la fontaine de chocolat la plus haute au monde, exposée au célèbre Bellagio à Las Vegas.


À l'assaut du marché nord-américain


En 2015, 30 % des ventes venaient des États-Unis, 40 % du Québec et 30 % des autres provinces. « C'est David qui a sauvé la mise pour le marché des États-Unis, alors que nos ventes traînaient de la patte », estime M. Latraverse-Bachand. « Il a négocié il y a deux ans avec un distributeur pour qu'il représente nos plus petits équipements en Ohio et en Californie. L'objectif est de déléguer les ventes de machines standards de 20 000 $ et moins à un réseau de distributeurs, pour qu'on n'en fasse que l'usinage. Nous pourrons alors nous concentrer sur notre force, c'est-à-dire concevoir et fournir des solutions plus complètes et personnalisées à de gros clients ».


Il sait qu'en grossissant, son organisation pourrait prendre une belle place sur le marché nord-américain. « Mais pas trop vite. On tâte le terrain, un nouveau modèle à la fois. Notre ambition est de percer avec des produits uniques qui allient la fiabilité et la robustesse des machines de conception américaine avec un design ergonomique dont l'esthétique est comparable aux produits européens. »


 

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