Pourquoi le gestionnaire Thomas Vester aime le Vietnam

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Avril 2017

Pourquoi le gestionnaire Thomas Vester aime le Vietnam

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Avril 2017

Par Dominique Beauchamp

[Photo: 123rf]

N.D.LR. Leur appellation officielle est "marchés frontières", mais il s'agit en réalité des futurs marchés émergents. Des pays comme le Nigéria, les Philippines, le Vietnam, dont les économies ne se sont pas encore véritablement mises en route. Faut-il y investir? Comment y investir? Notre journaliste Dominique Beauchamp fait le point.


Les marchés frontières offrent un énorme potentiel, mais ils ne sont pas de tout repos et comportent des risques importants. Nous avons demandé à des experts comment les aborder, de même que leurs pays préférés.


Thomas Vester, chef des investissements, LGM Investments, Londres


Puisque les marchés développés et émergents s'influencent de plus en plus les uns les autres en raison des mouvements de capitaux, les marchés frontières constituent, aux yeux du gestionnaire, un bon complément en portefeuille pour quiconque a une tolérance élevée au risque et plusieurs années avant la retraite.


«Ce sont les vrais marchés émergents, parce que leur important retard économique à combler leur confère le plus de potentiel à long terme. La clé n'est pas tant le taux de croissance du PIB en soi, mais plutôt le petit point de départ», dit-il.


Les marchés frontières comptent d'ailleurs pour 15 % du fonds de marchés émergents de la firme.


M. Vester se détache des indices, qui sont souvent dominés par des entreprises quasi étatiques ou des multinationales exportatrices qui vendent peu localement.


Sa préférence va aux entreprises véritablement locales qui subissent moins l'intervention des gouvernements et qui répondent aux besoins de la population.


Du lait et des bijoux au Vietnam


Le Vietnam n'est plus le secret bien gardé qu'il était, mais M. Vester y détient le principal producteur de lait ainsi qu'un fournisseur de bijoux pour femmes bien établi.


«L'achat de titres de consommation ou de services est un bon moyen de réduire le risque propre à ces marchés. Ce type d'entreprise génère aussi de bons flux de trésorerie. La majorité de nos titres versent aussi des dividendes», précise-t-il.


Des aubaines en Afrique


L'amateur d'aubaines jette son dévolu sur l'Afrique, où les Bourses et les monnaies sont retombées en défaveur depuis 24 mois.


«Tout le monde aime l'Asie du Sud-Est, mais nous avons déniché trois bonnes entreprises de qualité à bon prix en Afrique du Sud, de l'Ouest et de l'Est au cours de la dernière année», confie M. Vester.


Les trois entreprises dominent leur marché et sont bien gérées, ajoute-t-il.


La première vend de la bière, la deuxième fabrique des produits d'hygiène et la troisième est une chaîne de restauration rapide.


En Égypte, où la devise a été dévaluée l'automne dernier, LGM a acheté des actions de la Commercial International Bank Egypt SAE, dans laquelle l'assureur torontois Fairfax Financial (FFH) a accumulé un intérêt de 7,4 % depuis 2014.



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