Les administrateurs doivent ouvrir l'oeil

Publié le 10/04/2013 à 16:14

Les administrateurs doivent ouvrir l'oeil

Publié le 10/04/2013 à 16:14

On ne s’attend pas à ce que les administrateurs d’une compagnie connaissent intimement les composantes de leurs projets de TI. Leur rôle est toutefois de s’assurer de la pérennité de l’entreprise en propulsant la stratégie des TI plus loin.

« Les administrateurs doivent se poser les bonnes questions de gestion et valider les orientations majeures en matière de TI. Leur rôle est donc de déterminer s’il vaut mieux impartir plutôt que de tout faire soi-même, tendre vers une réduction des coûts plutôt que vers la création de valeur ajoutée », résume Mathieu Courtat, directeur principal Stratégie des technologies chez Deloitte.

Comme pour toute décision stratégique, le CA doit questionner la direction des TI sur les processus de gestion des risques mis en place : les prévisionnels concernant les coûts sont-ils respectés ? La stratégie d’impartition permet-elle d’aller dans la direction souhaitée ? Quels sont les risques pris par l’entreprise et les mécanismes de surveillance mis en place pour les gérer ?


«Comme dans tous les grands projets, il peut y arriver qu’il y ait des glissements. C’est donc dans ces moment-là que le CA peut-être amené à trancher : doit-on continuer ou poursuivre la stratégie d’impartition ? Doit-on l’amener à évoluer ? », remarque Anne-Marie Croteau, professeur titulaire en gestion des TI à l’école de gestion John Molson de l’Université Concordia.

Un suivi régulier
L’idéal est donc de pouvoir tenir des bilans d’étape, deux à quatre fois par année, afin que le CA puisse suivre le bon déroulement des projets de TI. « Les administrateurs doivent être tenus au courant régulièrement, car il ne s’agit pas de découvrir que cela fait 8 mois que la stratégie bat de l’aile… Cela permet également de prendre du recul et de se repositionner si nécessaire », affirme Mme Croteau.


Ils devront également veiller à ce que leurs gestionnaires mettent en place une série de mesures et d’indicateurs de performance leur permettant de suivre l’avancement de la situation.


«Le CA doit être en mesure d’anticiper les choses : que fera-t-on si l’on a besoin de récupérer une partie des données imparties ? Ou si l’on anticipe une phase de croissance importante à venir d’ici les prochaines années ? Devra-t-on changer de modèle ou de fournisseur ? Soit autant de questions qui doivent être débattues par le CA», affirme Nathalie Gosselin, au CRIM.

Des mécanismes de protection
La question de la sécurisation et de la confidentialité des données fait également partie des éléments placés sous la responsabilité du CA.


«Il faut se demander quels sont les gains et les risques auxquels on s’expose en tentant de répondre aux objectifs que l’on se fixe ? Est-ce que l’impartition ne met pas notre business à risque ?», rappelle Mme Gosselin.


Lorsqu’une entreprise choisit d’héberger ses données dans le nuage, le CA doit par exemple se demander quels sont les mécanismes de protection mis en place par l’hébergeur et quelles sont les mesures qu’il est possible d’instaurer à l’interne, pour éviter de perdre les données imparties.


« Que l’on décide de faire les choses à l’interne ou en impartition, il ne faut jamais oublier de se demander jusqu’à quel point l’on souhaite protéger les données confidentielles», met en garde Anne-Marie Croteau.

Développer un comité
Pour traiter ces questions de manière plus approfondies, un petit comité de quatre à cinq personnes spécialisées dans les TI peut être constitué au sein du CA. « Cela permet de soulager le comité de vérification qui est habituellement chargé des TI, en plus de la vérification de tous les actifs de l’entreprise. C’est aussi une manière d’apporter une expertise plus spécialisée pour travailler des dossiers de fond avant de les présenter au CA », assure Mme Croteau.


Une façon de s’assurer également que les TI ne constituent pas la boîte noire de l’entreprise sur laquelle personne ne s’arrête bien longtemps… « Cela représente un atout pour l’entreprise qui sera mieux outillée pour développer sa stratégie d’affaires », ajoute Anne-Marie Croteau.


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