Impartir les TI ? Oui, mais...

Publié le 02/03/2013 à 00:00, mis à jour le 28/02/2013 à 13:49

Impartir les TI ? Oui, mais...

Publié le 02/03/2013 à 00:00, mis à jour le 28/02/2013 à 13:49

Confier la gestion des technologies de l'information à l'externe ? L'idée peut sembler excellente. En effet, peu d'entrepreneurs s'y connaissent suffisamment pour gérer eux-mêmes ce secteur d'activité volumineux et stratégique.


Cependant, les résultats attendus ne sont pas toujours au rendez-vous. Conséquence : des entreprises choisissent de rapatrier certains services après quelques années.


Dans ce contexte, comment réussir le virage de l'impartition en TI ? Ce sujet était au centre d'une grande conférence organisée par Les Affaires, le 14 février. À cette occasion, plusieurs entreprises et spécialistes ont partagé leurs solutions dans ce domaine.


Le Groupe St-Hubert, l'impartition des TI, il connaît. Le centre d'appels, l'application de prise de commandes, le soutien technique des points de vente, le développement Web et des applications mobiles, le traitement des transactions par EDI (échanges de données informatisées) : tous ces services sont confiés en sous-traitance. Seul le centre de données est hébergé par le groupe, qui réfléchit d'ailleurs à l'impartir dans les prochaines années, une fois que le temps de vie utile des équipements actuels sera atteint.


À la question «faut-il impartir les TI ?» Lucie Grenier, vice-présidente, technologies de l'information du Groupe St-Hubert, répond : oui ! «C'est inévitable, car on ne peut pas être expert en tout», a souligné la conférencière.


La recherche de la diminution des coûts est certes toujours à l'origine d'une décision d'impartition. Cependant, la question de la productivité n'est pas loin derrière. «En externalisant les TI, on peut centrer les ressources sur la mission de l'entreprise. Du même coup, on augmente la productivité, car on ne va pas avoir des techniciens pour assurer le soutien informatique de nos rôtisseries dans tout le Québec !» illustre Lucie Grenier.


La rareté de la main-d'oeuvre dans le domaine des TI et la difficulté à la retenir sont des arguments supplémentaires pour justifier le choix de l'impartition.


Enfin, la complexité du domaine, accentuée par sa rapidité d'évolution, motive aussi les entreprises à prendre le virage. Elles sont rassurées que le secteur soit pris en main par des spécialistes.

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