Rotobec trouve ses soudeurs au Costa Rica

Publié le 25/05/2013 à 00:00, mis à jour le 12/06/2013 à 14:16

Rotobec trouve ses soudeurs au Costa Rica

Publié le 25/05/2013 à 00:00, mis à jour le 12/06/2013 à 14:16

Robert Bouchard avait entendu parler d'entreprises de Beauce qui avaient trouvé de la main-d'oeuvre au Costa Rica.

Rotobec, une entreprise de fabrication d'équipements de manutention, est allée jusqu'au Costa Rica pour trouver les soudeurs dont elle a besoin. Une première expérience de recrutement à l'étranger positive.


Il faisait - 30 degrés Celsius, c'était la semaine la plus froide du mois de janvier, quand Mario, Ruben et Jeffry sont arrivés à Sainte-Justine, dans Chaudière-Appalaches. Quelques heures plus tôt, ils étaient partis du Costa Rica, sous un chaud soleil d'été. Difficile, à San José, la capitale, de trouver des bottes et des parkas. «On avait fait une collecte de vêtements d'hiver pour eux», se souvient le président de Rotobec, Robert Bouchard.


Les trois soudeurs ont été accueillis à bras ouverts par l'entreprise, qui pâtit de la pénurie de soudeurs et de machinistes depuis plusieurs années. Après une recherche vaine au Québec, Robert Bouchard a entendu parler d'entreprises de Beauce qui avaient trouvé de la main-d'oeuvre au Costa Rica. «Ça a piqué notre curiosité», explique Robert Bouchard. Il a visité ces firmes et constaté que, non seulement les travailleurs étaient bien formés, mais aussi que le taux de rétention était bon et que l'intégration dans les équipes s'était bien passée.


Des hésitations


Rotobec, qui était alors à la recherche de quatre soudeurs et de quatre machinistes, a hésité. «Les démarches nous semblaient lourdes, ça nous a fait hésiter, explique Robert Bouchard. Mais on n'avait pas le choix pour continuer de croître.»


Rotobec a finalement décidé de faire appel à une agence de recrutement, malgré le coût que cela représente : 15 % du salaire du travailleur recruté sur un an, soit environ 6 000 $ pour un machiniste, par exemple. «Il y a beaucoup de paperasse, on avait besoin d'une aide externe», justifie le président, Robert Bouchard.


Dès le premier voyage, huit travailleurs ont été recrutés après avoir passé des tests pratiques. Trois sont arrivés en janvier, quatre autres en avril et le dernier doit se joindre à l'équipe ce mois-ci. «Le processus est assez long, puisque nous avons commencé les procédures en août dernier», indique Sylvain Cayouette, vice- président aux opérations.


Mais l'entreprise a une déception : la durée des permis de travail temporaire est d'un an au lieu des deux années demandées. «Nous visons le long terme. La formation, notamment celle de machiniste, est longue. On ne veut pas la répéter souvent. Les gens doivent rester ici et s'intégrer dans la communauté», explique Sylvain Cayouette, qui s'attend à ce que les Costaricains demandent leur résidence permanente et fassent venir leur famille.


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