Chez Sourcevolution, un employé sur cinq est étranger

Publié le 15/06/2013 à 13:54, mis à jour le 12/06/2013 à 13:55

Chez Sourcevolution, un employé sur cinq est étranger

Publié le 15/06/2013 à 13:54, mis à jour le 12/06/2013 à 13:55

Sourcevolution, une entreprise de Montréal spécialisée en consultation en technologie de l’information, a participé pour la première fois à une mission organisée à l’étranger par Montréal International en décembre dernier.
Elle y a recruté trois personnes qui viendront rejoindre une équipe déjà multiculturelle.
Ce sont deux Françaises, toutes deux recruteuses en technologies de l’information chez Sourcevolution, qui ont représenté l’entreprise à Paris et Barcelone en décembre dernier.
C’était la première fois que la compagnie participait à une mission de recrutement. « Cela n’a pas été une grande marche à monter puisque environ  20 % de notre personnel est d’origine étrangère », précise Lucie Drouin, directrice marketing.
Les travailleurs immigrés sont essentiellement français – étant donné notamment l’importance de savoir parler la langue française pour l’entreprise - mais aussi argentins ou encore brésiliens.
Succès des Journées Québec
Sourcevolution peut avoir jusqu’à une cinquantaine de demandes de consultants par mois de ses clients. Si elle s’est adressée à Montréal International (MI) cette fois-ci, c’est parce qu’elle connaît le succès que remportent les Journées Québec en Europe.
« On pourrait se débrouiller par nous-mêmes mais ça nous prendrait plus de temps. Avec MI, c’est la façon la plus efficace de procéder », poursuit la directrice.  
Pour optimiser son recrutement à l'internationa, Sourcevolution a mis en place un «kit mobile pour les candidats, accessible sur téléphone intelligent », explique Cécile Davan.
Cette plateforme permet aux personnes intéressées par l’entreprise d’être informées en temps réel des nouvelles offres d’emploi, d’enregistrer leur profil et de l’actualiser, de postuler, etc.
Lors des Journées Québec du mois de décembre, Sourcevolution avait affiché cinq postes de spécialistes expérimentés en TI (entre 7 et 10 ans d’expérience).
Cent dix candidats ont été présélectionnés, 125 entrevues réalisées sur place, quatre propositions d’emploi formulées et, au final, trois postes ont été pourvus par deux Français et un Belge.
Deux sont déjà arrivés à Montréal, le troisième atterrira cet été. Tous viennent au Québec en famille pour une installation à long terme.
Première sélection des C.V.
C’est MI qui s’est chargé de faire une première sélection des C.V. En revanche, l’entreprise s’est occupée seule des procédures d’immigration.
«On n’a pas eu de surprise dans les délais», reconnaît Lucie Drouin.
Si les procédures d’immigration ont été accélérées pour les postes en TIC, « la seule chose qui ralentit le processus, ce sont les trois mois de préavis généralement obligatoires en France pour les candidats en emploi sur place», dit Cécile Davan.
Certains candidats très motivés et peu frileux posent leur démission dès l’offre d’emploi acceptée par l’entreprise québécoise mais d’autres préfèrent attendre que leur demande d’immigration soit validée – ce que recommande d’ailleurs Sourcevolution.
Outre le sérieux du projet d’expatriation des candidats, les deux recruteuses, durant l’étape de sélection, recherchent «les compétences ad hoc mais aussi une bonne capacité d’adaptation», souligne Cécile Davan.
Quand un employé sur cinq est étranger dans l’entreprise, l’intégration devient un enjeu important.
« Les différences culturelles ne s’effacent pas et c’est tant mieux car c’est une richesse. Toutes ces personnes apportent des approches différentes », constate la recruteuse.
Néanmoins, la cohabitation entre les nationalités diverses semble harmonieuse. « On entend ci et là quelques blagues sur les différences de vocabulaire entre les Français et les Québécois mais c’est bien tout », rapporte dans un sourire Lucie Drouin.
Il faut dire que l’arrivée des nouveaux travailleurs est bien préparée. « On rencontre le personnel en équipe pour présenter la personne qui va arriver afin que tout le monde soit prêt à l’accueillir, explique Lucie Drouin.
Et puis, la pénurie de main-d’œuvre dans les TIC au Québec est bien connue, donc il n’y a pas de mauvaises réactions devant la venue d’étrangers.
Pour faciliter leur intégration, l’entreprise est également en train de préparer un guide répertoriant toutes les démarches à faire en arrivant au Québec.


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