Azur : la STM vous souhaite la bienvenue à bord !

Offert par Les Affaires


Édition du 02 Juin 2018

Azur : la STM vous souhaite la bienvenue à bord !

Offert par Les Affaires


Édition du 02 Juin 2018

La STM a mandaté le Groupement DST pour l’appuyer avec succès dans le remplacement des voitures de métro.

CATÉGORIE GESTION DE PROJET - Au cours des derniers mois, le métro de Montréal a remplacé sa flotte de wagons qui roulent depuis 1966 pour des trains Azur, à la fine pointe. Ce projet de plus d'un milliard de dollars, qui s'est étalé sur dix ans, a constitué un pas de géant technologique pour la Société de transport de Montréal (STM).


Affichant plus de 3,2 millions de kilomètres au compteur, les premiers wagons du métro de Montréal avaient besoin d'une cure de jeunesse. « On parle d'un métro pensé et fabriqué à l'époque des Jeux olympiques de Montréal ! Il fallait passer d'une conception rudimentaire à la programmation numérique des métros. Tout un défi ! », résume Guy Déry, directeur principal, Ingénierie, projets majeurs en transport collectif chez Stantec. Cette firme de génie-conseil était le chef de file du Groupement DST, composé aussi de SNC-Lavalin et d'AECOM, qui agissait comme gestionnaire dans ce projet.


La nouvelle flotte intègre sept systèmes intelligents contrôlant différents paramètres, comme la traction et le freinage, l'alimentation électrique, les communications, les portes ou la ventilation. Les wagons comptent également sur plus de 200 logiciels qui veillent à améliorer l'expérience et la sécurité des usagers. « Un des objectifs était de mettre en place des systèmes qui se parlent pour permettre à l'exploitant de connaître en temps réel l'état de santé du train. Cela permet non seulement de prévenir les pannes, mais aussi de prévoir l'entretien », explique le directeur.


Piloter le changement


Un bouleversement technique, puisqu'il a fallu adapter les différents processus de la STM à cette arrivée, comme le système de maintenance et les ateliers de réparation. Mais un bouleversement aussi humain, poursuit l'ingénieur. « Certains opérateurs de trains, surtout ceux qui sont là depuis longtemps, étaient très craintifs par rapport à l'idée de conduire les nouveaux trains. Le poste de pilotage est totalement différent, muni d'écrans, de systèmes numériques et de communication, ce qui pouvait être très intimidant. Il y avait donc un enjeu important de gestion du changement dans ce projet. »


Ainsi, plusieurs programmes de formation ont été créés pour permettre à toutes les ressources de se mettre au diapason. « Nous avons aussi préparé les opérateurs, qui sont plus de 400, à l'aide d'un simulateur de conduite pleine grandeur avant l'arrivée des premiers trains », explique l'ingénieur. De plus, des métros ont roulé de nuit, pendant les heures de fermeture du réseau.


Tout a également été mis en oeuvre, dans les différentes étapes du projet, pour répondre aux besoins de la STM, comme à ceux des usagers du transport en commun. En effet, ventilation, éclairage, ergonomie et confort ont été améliorés pour satisfaire la clientèle, alors que l'entretien tant intérieur que mécanique a été facilité. « On a même réfléchi à ce qui se passerait à la fin de la vie utile des trains Azur. Ainsi, les matériaux choisis pour construire les wagons sont à 97 % recyclables ou réutilisables », précise M. Déry.


Un succès sur toute la ligne


Au total, ce sont 486 voitures Azur qui sillonneront le réseau de métro d'ici la fin de 2018, dont 60 % sont déjà en fonction. Un travail de longue haleine mené par le Groupement DST, avec la STM ainsi que le consortium Bombardier-Alstom, responsable de l'ingénierie de détail qui a réuni un bureau de projet de 200 personnes, pendant 10 ans. Des efforts concertés pour ce projet de grande envergure qui ont porté fruit. « Après deux ans de mise en service, il n'y a eu que très peu de problèmes, ce qui est plutôt rare dans ce genre de projet », affirme M. Déry. Une réussite sur toute la ligne !


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