Les femmes prennent leur place

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Juin 2018

Les femmes prennent leur place

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Édition du 16 Juin 2018

Les femmes représentent bon an, mal an, 65 % des finissants de l’École du ­Barreau du ­Québec. Il n’est donc pas étonnant de les voir s’imposer davantage dans les cabinets. [Photo: 123RF]

« L'année 2017 marquait les dix ans du réseau Blakes au féminin, qui accompagne les femmes dans la progression et la réussite de leur carrière en droit. Cette préoccupation ne date donc pas d'hier chez nous », explique Chantal Robitaille, directrice principale, Administration chez Blakes. Le réseau vise le développement personnel autant que professionnel, c'est-à-dire qu'il tient compte de la réalité vécue au quotidien par les femmes, notamment la conciliation famille-travail.


Blakes est aussi fondateur et commanditaire d'un programme de formation en leadership s'adressant aux femmes qui possèdent entre cinq et huit ans d'expérience. C'est le moment crucial où elles pourront bientôt envisager de devenir associées. Le cabinet fait partie d'autres initiatives destinées à la promotion des femmes en droit, mais aussi dans le monde des affaires en général. En 2017, le cabinet lançait Femmes dans les CA à Toronto, une initiative imitée à Montréal depuis avril 2018. Chez Blakes, les femmes représentent 30 % du comité de direction. Le cabinet épouse l'objectif du Club 30 %, qui milite pour un minimum de 30 % sur les conseils d'administration des entreprises. Blakes a d'ailleurs commandité le premier événement à Montréal de ce club britannique, et son président est membre du comité consultatif du club.


« La promotion et l'avancement des femmes sont imbriqués à tous les stades de notre stratégie », confirme Mme Robitaille. Les avocates y bénéficient notamment d'un encadrement pour les retours de maternité et la relance de la carrière lors de toute absence de plus de deux ans motivée par des raisons personnelles. Dans le cas des maternités, l'accompagnement (coaching) se fait avant de partir, puis juste avant le retour et toute l'année de réintégration. Au passage, Mme Robitaille rappelle que Blakes a aussi depuis plusieurs années une politique de congé de paternité, pour l'instant encore assez peu utilisée...


La direction au féminin chez Lavery


Les femmes prennent aussi leur place chez Lavery, dont le bureau montréalais est dirigé par Anik Trudel depuis un peu plus d'un an. « C'est plutôt rare au Canada », admet-elle.


Des femmes occupent aussi des postes importants, comme Amélie Journet, chef, RH et transformation organisationnelle, ou Me Nathalie Roy, chef de projet, Formation et développement des compétences. Il y a également Christiane Bérard, qui est directrice exécutive du cabinet et qui joue ce rôle depuis plusieurs années.


Mme Trudel a par ailleurs fait entrer au comité de direction Me Zeïneb Mellouli, jeune associée de 35 ans devenue chef du groupe droit du travail, de la santé et administratif. À Trois-Rivières, Me Marie-Josée Hétu a été nommée associée directrice du bureau. « Je crois beaucoup à l'importance de la relève, notamment féminine, soutient Mme Trudel. Je cherche toujours à faire la promotion du talent féminin. Un de mes premiers gestes comme chef de la direction a été de participer à la certification Parité de la Gouvernance au féminin. Nous avons été le premier cabinet québécois à l'obtenir. »


Par ailleurs, quatre des cinq plus récents associés sont des femmes, « choisies au mérite », précise Mme Trudel. Au total, 26 associées sur 98 sont des femmes (26,5 %), contre 61 des 93 avocats salariés (65,6 %). La direction, elle, se conjugue au féminin. En effet, 17 membres de la direction sur 21 (81 %) et 6 membres du comité sur 13 (46,2 %) sont des femmes.


Des gestes concrets chez Langlois


Les femmes représentent bon an, mal an, 65 % des finissants de l'École du Barreau du Québec. Il n'est donc pas étonnant de les voir s'imposer davantage dans les cabinets. Reste que pour atteindre la parité dans les postes de direction et les conseils d'administration, il convient parfois de forcer un peu le destin. « Il faut poser des gestes concrets pour que des modèles féminins forts émergent dans le bureau », soutient Me Jean-François Gagnon, chef de la direction de Langlois.


La réflexion s'est amorcée de manière naturelle l'an dernier chez Langlois, à la suite de quelques réunions ou présentations devant des clients dans les années précédentes, au cours desquelles les femmes brillaient par leur absence. « Il a été décidé d'avoir la parité sur le conseil d'administration et le comité exécutif, de manière à donner un pouvoir réel à des avocates dans le cabinet », explique Me Gagnon.


Le cabinet propose aussi des initiatives plus indirectes visant à favoriser la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale, qui aident à retenir les avocates mères de famille en pratique privée. « Nous avons une vision profondément égalitaire des hommes et des femmes au cabinet et cela doit se refléter dans les politiques mises en place chez nous », conclut Me Gagnon.


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