«Nous ne voulons plus d'ArcelorMittal en France», lance un ministre

Publié le 26/11/2012 à 07:16, mis à jour le 26/11/2012 à 07:40

«Nous ne voulons plus d'ArcelorMittal en France», lance un ministre

Publié le 26/11/2012 à 07:16, mis à jour le 26/11/2012 à 07:40

Par AFP

Les membres de la famille Mittal se sont dit «extrêmement choqués» auprès du journal Le Monde, par les propos du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, lequel a déclaré «ne plus vouloir de Mittal en France».


Dans ce contexte tendu, le pdg d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, doit être reçu mardi par François Hollande, a indiqué lundi à l'AFP une source proche du dossier, confirmant des informations de RTL et du Monde.


«Nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France», a expliqué Arnaud Montebourg au quotidien économique Les Echos paru lundi, menaçant de nationaliser temporairement le site de Florange si ArcelorMittal n'acceptait pas de le céder dans sa totalité.


Le ministre est ainsi allé un cran plus loin que la semaine dernière : jeudi, devant le Sénat il avait estimé que «le problème des hauts-fourneaux de Florange, ce n'est pas les hauts-fourneaux de Florange, c'est Mittal», une déclaration à laquelle n'avait pas répondu Mittal.


Le 1er octobre, ArcelorMittal avait annoncé sa volonté de fermer une partie du site de Florange, la filière liquide (la production d'acier brut à partir de minerai de fer et de charbon). Il avait alors laissé 60 jours au gouvernement pour trouver un repreneur pour les installations qu'il ne souhaitait plus exploiter.


Or, le gouvernement s'est rendu compte que la seule filière liquide n'intéressait pas les repreneurs, mais que l'intégralité du site, avec en particulier les lignes de traitement et de finition de l'acier, serait beaucoup plus attrayante pour d'éventuels acheteurs.


Après avoir demandé à Mittal la cession de la totalité du site, une option refusée par Mittal, il a menacé le groupe d'«une prise de contrôle temporaire par l'Etat» du site de Florange, afin de le céder dans le périmètre souhaité.

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