Matières premières: dure semaine pour les métaux

Publié le 20/04/2013 à 13:14

Matières premières: dure semaine pour les métaux

Publié le 20/04/2013 à 13:14

Par AFP

Photo: Bloomberg

Les cours des métaux industriels échangés au London Metal Exchange (LME) ont été ébranlés cette semaine par un ralentissement inattendu de la croissance chinoise, suivi d'indicateurs moroses aux Etats-Unis, qui ont jeté le doute sur la vigueur de la croissance mondiale.


A l'instar du pétrole et de l'or, les métaux de base ont été emportés lundi dans un mouvement de ventes massives touchant toutes les matières premières, les investisseurs spéculatifs se précipitant pour se retirer et se procurer des liquidités en dollars.


«La semaine avait commencé paisiblement dans les échanges asiatiques... jusqu'à ce que la Chine publie ses statistiques macroéconomiques, qui ont totalement renversé la tendance», rappelle Edward Meir, analyste du courtier INTL FCStone.


La Chine, de loin le premier consommateur de métaux industriels dans le monde, a en effet annoncé lundi, contre toute attente, un ralentissement prononcé de sa croissance, à 7,7% en rythme annuel au premier trimestre, ravivant les inquiétudes des investisseurs sur la vigueur de la reprise économique du pays.


Aussitôt, les prix ont décroché, la chute des marchés a tourné à la panique, et une salve d'indicateurs économiques décevants aux Etats-Unis (net ralentissement de l'activité manufacturière de la région de New York en avril) n'ont fait qu'accentuer la tendance ; sur la seule journée de lundi, le cours du cuivre a perdu près de 5%.


«Il y a eu des vagues de ventes généralisées, tandis que les investisseurs réalisaient que les perspectives de la croissance mondiale étaient devenues trop tièdes pour pouvoir absorber tous les surplus accumulés, notamment les stocks de cuivre, d'aluminium ou d'acier», a expliqué Edward Meir.


Des stocks en forte hausse


De fait, le volume de cuivre dans les entrepôts affiliés au LME de par le monde a bondi de plus de 85% depuis le début de l'année, pour atteindre des niveaux plus vus depuis une décennie.


«Les indicateurs publiés (lundi) montrent bien que le marché des métaux ne peut pas continuer à garder les yeux rivés sur la Chine en espérant y trouver sans cesse une justification de hausse: la Chine doit naviguer à travers ses propres cycles économiques et alterne inévitablement des soubresauts et des fluctuations dans sa demande de métaux», a prévenu M. Meir.


Le cuivre a creusé ses pertes au fil de la semaine, trébuchant mercredi à la suite d'un net renchérissement du dollar face à l'euro, puis dans le sillage de nouveaux indicateurs décevants aux Etats-Unis (dont un ralentissement inattendu de l'activité manufacturière de la région de Philadelphie et un recul en mars de l'indice composite des indicateurs américains).


Mais alors que les Bourses américaines grimpent nettement depuis début mars et collectionnent les records, les métaux devraient continuer à profiter du récent regain d'appétit des investisseurs pour les actifs jugés plus risqués (et plus rémunérateurs), a tempéré de son côté Sudakshina Unnikrishnan, analyste de Barclays.


Par ailleurs, «il est ironique de voir cette forte vente sur le cuivre en raison de l'affaiblissement des prévisions de la demande chinoise, tandis que la consommation de métal physique en Chine est précisément en train de se renforcer en ce moment-même» avec l'accélération de l'activité manufacturière habituelle au deuxième trimestre, a-t-elle indiqué.


Au-delà du cuivre, qui aura lâché au final près de 7% en cinq jours, les autres métaux de base ont fini la semaine avec des fortunes très contrastées: l'étain a abandonné 5% sur l'ensemble de la semaine et le nickel 4%, tandis qu'aluminium et zinc ont réussi à enregistrer de légères progressions, effaçant totalement leur accès de faiblesse à la faveur d'un rebond technique et d'achats à bon compte.


Le cuivre a glissé jeudi à 6,800 $ US la tonne, au plus bas depuis octobre 2011, et l'ALUMINIUM à 1,818 $ US, un niveau plus vu depuis octobre 2009. Le Nnikel est tombé jeudi à 15180 $ US, un plus bas depuis juillet 2009.


Le même jour, le zinc plomb et l'étain sont descendus à leurs plus bas niveaux depuis plus de 5 mois, à respectivement 1.816,50 dollars, 1.980 dollars et 19.610 dollars la tonne.


Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s'échangeait à 6.921 dollars vendredi vers 16H00 GMT, contre 7.420 dollars le vendredi précédent vers la même heure.


L'aluminium valait 1.885 dollars la tonne contre 1.858 dollars.


Le plomb valait 2.001 dollars la tonne contre 2.039 dollars.


L'étain valait 20.760 dollars la tonne contre 21.950 dollars.


Le nickel valait 15.221 dollars la tonne contre 15.850 dollars.


Le zinc valait 1.877 dollars la tonne contre 1.868 dollars.


 


 


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