«Cessez de nous donner des coups de pied et valorisez-nous», lance l'industrie minière à Marois

Publié le 13/03/2013 à 20:45, mis à jour le 13/03/2013 à 21:21

«Cessez de nous donner des coups de pied et valorisez-nous», lance l'industrie minière à Marois

Publié le 13/03/2013 à 20:45, mis à jour le 13/03/2013 à 21:21

Par Suzanne Dansereau

L'industrie minière aimerait que le gouvernement lui tende la main. Photo: Bloomberg

Si le gouvernement Marois ne renonce pas à son projet d’augmenter les impôts miniers, il y aura moins de mines au Québec, leur durée de vie sera plus courte et le nombre d'emplois baissera en conséquence.


Pourtant, l’industrie minière crée des dizaines de milliers d'emplois dont les salaires sont deux fois plus élevés que le salaire moyen, en plus de payer des milliards en contributions fiscales, salaires et contrats à ses fournisseurs – en plus des redevances.


Tel est le message que l’industrie, mobilisée à Montréal dans le cadre d’une réunion à laquelle plus de 200 personnes ont participé, a voulu envoyer au gouvernement Marois à moins de deux jours avant un important forum minier où il sera question d’un nouveau régime d’impôt minier pour la province, le deuxième en 36 mois.


«Cessez de nous donner des coups de pied, et valorisez-nous», a lancé Bryan Coates, chef de la direction financière de la minière Osisko, à l’endroit du gouvernement québécois. Première minière aurifère québécoise de taille moyenne dans l’histoire du Québec depuis Cambior, Osisko exploite actuellement la plus importante mine d’or au Québec, comptant 850 employés en Abitibi. M. Coates a ajouté que sa durée de vie serait raccourcie et que les futurs investissements de l’entreprise iraient probablement en Ontario si le gouvernement augmente ses ponctions dans l’industrie.


Lors de cette journée, où le degré d’émotivité était souvent élevé, les conférenciers ont unanimement mentionné que la formule hybride envisagée par le gouvernement Marois – à savoir une redevance plancher basée sur la valeur du minerai combinée à une taxe sur le profit ou le surprofit - nuirait non seulement aux intérêts d’une industrie déjà plus menacée au Québec qu’ailleurs dans le monde par la conjoncture, mais aussi aux intérêts de toute la population et du gouvernement.


«Si vous touchez à nos mines, vous vous attaquez à votre portefeuille», a déclaré Bryan Coates. Faisant écho à ses propos, le chef de l'exploitation de la minière Stornoway, Patrick Godin, a mentionné que 50% de la minière appartenait aux Québécois, via Investissement Québec, la Caisse de dépôts, le Fonds de solidarité, etc.


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