5 étapes pour se doter d'un cadre en GRE

Publié le 01/03/2014 à 00:02

5 étapes pour se doter d'un cadre en GRE

Publié le 01/03/2014 à 00:02

Dans une économie globalisée où les marchés et les besoins des consommateurs évoluent rapidement, certains risques peuvent devenir un piège pour les entreprises qui n’y seraient pas préparées.


C’est pourquoi elles ont tout intérêt à se doter d’un plan de gestion intégrée des risques en plusieurs étapes, permettant non seulement de mitiger les risques mais aussi d’augmenter la valeur de l’entreprise.


1- Poser un cadre


Un bon programme de gestion intégrée des risques comprend plusieurs éléments essentiels, selon Jean-Yves Rioux,
directeur principal de la certification et des services-conseils chez Deloitte, Fellow de l’Institut canadien des actuaires. « La définition et l’identification des risques, leur quantification, ainsi que la mise en place d’outils pour quantifier et surveiller ces risques ».


Avant de développer un plan d’action, il faut d’abord être capable de poser un diagnostic personnalisé, en identifiant les risques.


« En fonction de la nature de l’entreprise, il peut s’agir de risques stratégiques comme l’arrivée d’un concurrent, le changement de comportement des consommateurs ou l’arrivée d’une nouvelle réglementation. Il peut aussi y avoir des risques opérationnels provenant d’une défaillance humaine ou matérielle, d’un changement technologique, ou d’une fraude des assurés », cite en exemple Hakim Nouira, chef d’équipe senior en gestion des risques financiers chez Ernst & Young.


2- S’entourer


Pour vous accompagner dans la création d’un cadre, « mieux vaut s’entourer d’un professionnel qui connaisse bien votre cœur de métier et qui a déjà eu à faire face aux mêmes risques », conseille Pierre Saint-Laurent, maître d’enseignement en finance à HEC Montréal.


L’idéal est d’être épaulé par une ressource voire un département dédié, car l’identification et la planification des risques reste un travail à temps plein qui ne devrait pas être confié au comite de vérification.


« Afin de ne pas regarder les risques en silo, il faut savoir s’entourer de différentes expertises, en gestion de risque de crédit ou de marché, qui travailleront ensemble », conseille Shawn Sampson, actuaire associé, responsable des risques de crédit à la Banque Laurentienne.


3- Cibler les risques


Si pour une banque, les risques de crédit sont souvent les plus importants, il peut s’agir, pour une autre entreprise, des risques stratégiques ou opérationnels. C’est pourquoi il est essentiel de lister tous les risques, mais aussi de les mesurer par des méthodes qualitatives ou quantitatives.


Grâce à certains indicateurs spécialisés comme le VAR (valeur à risque), il est possible de déterminer par exemple quel est le pire scénario qui pourrait arriver à votre entreprise.


« Vous devrez estimer quelle est la probabilité qu’un événement précis arrive sur un horizon donné, et tenter de définir son impact. Sera-t-il sans conséquence ou au contraire, détruira-t-il votre entreprise ? », détaille Pierre Saint-Laurent.


C’est seulement une fois que le CA saura à quels risques il s’expose, qu’il pourra ensuite prioriser les risques et mettre en place des outils pour les gérer. « Pour atténuer ces risques, on pourra mettre en place des limites ou des seuils à ne pas dépasser dans chacune des lignes d’affaires de l’entreprise, ainsi que des audits permettant de dire si ces directives ont bien été respectées », précise Hakim Nouira.


Un exemple ? Pour faire face au risque d’avoir un fournisseur défaillant, les entreprises manufacturières pourraient ainsi choisir de diminuer leur niveau d’exposition en travaillant avec plusieurs fournisseurs, ou en se tournant vers un partenaire local.


4- Bâtir une culture


La gestion des risques doit devenir une affaire de culture. Les experts conseillent ainsi de mettre en place trois lignes de défense qui garantiront un bon suivi des risques.


« Sur la première ligne, on retrouvera les employés chargés du trading ou de la souscription des contrats qui prendront les risques en fonction de l’orientation et des limites fixées par la haute direction », précise M. Nouria.


On retrouvera ensuite en deuxième ligne les gestionnaires qui assurent le suivi des politiques en interne et le contrôle des processus.


En 3e ligne, ce sont les audits réalisés en interne qui se chargeront de vérifier que les deux lignes de défense fonctionnent bien.


« Pour les sensibiliser à l’importance de la gestion de risque, il est important de former l’ensemble des employés aux nouvelles pratiques, afin de leur expliquer d’où viennent les risques, comment les gérer et reporter les incidents », complète Hélène Baril, Fellow de l’Institut canadien des actuaires et chef d’équipe senior en gestion des risques financiers chez Ernst & Young.


5- Apprendre à communiquer


Pour prévenir les risques, les employés des différentes lignes d’affaires devront aussi apprendre à bien communiquer entre eux pour s’échanger des informations.


Chez Desjardins, l’emphase a par exemple été mise sur la communication en interne : « Auparavant, nous fonctionnions en silo. Aujourd’hui, les gestionnaires de nos différentes lignes d’affaires se rencontrent au moins une fois par mois. Nous avons également mis en place des comités et des commissions comprenant des membres du CA et de la haute direction, qui n’existaient pas avant, et qui se rencontrent désormais plusieurs fois par année », ajoute Geneviève Lasalle, directrice principale Gouvernance et divulgation à Desjardins.


En cas de crise, les équipes chargées des médias sociaux pourront par exemple se mettre en lien avec les équipes de la communication et des affaires juridiques afin d’évaluer ensemble les risques. L’objectif : que la GRE devienne l’affaire de tous !


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