Une destination dite «insoupçonnée» qui ne le demeurera plus longtemps

Offert par Les Affaires


Édition du 02 Juin 2018

Une destination dite «insoupçonnée» qui ne le demeurera plus longtemps

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Édition du 02 Juin 2018

Par René Vézina

Lanaudière est bien pourvue pour se faire valoir entre les Laurentides et la Mauricie. Mais encore faut-il s’en rendre compte. [Photo : © Tourisme Lanaudière, Jimmy Vigneux]

En 1991, par l’entremise de Francis Cabrel, deux villages se jumelaient entre le Québec et la France : St-Zénon, dans Lanaudière, et Astaffort, au nord-ouest de Toulouse. L’histoire veut que le chanteur adulé du public québécois ait tellement aimé, et raconté, ses belles histoires hivernales à St-Zénon qu’on l’ait remercié en le nommant maire honoraire du village.

En tout cas, les touristes français ont suivi. Ils sont encore nombreux à goûter à l’hiver en motoneige ou traîneaux à chiens. C’est là une des forces traditionnelles de l’industrie touristique de la région, avec, en contrepartie, des pourvoiries dédiées à la pêche facilement accessibles, l’été.

La tradition, c’est bien, mais les nouveautés aussi. Et il n’en manque pas dans le milieu effervescent du tourisme lanaudois.

C’est le cas, par exemple, de « La terre des bisons », un élevage situé à Rawdon, qui participe à la vogue de l’agrotourisme québécois en offrant à la fois un centre d’interprétation et une boutique où on peut déguster et acheter des produits fabriqués sur place.

Des bisons à Rawdon ? Et pourquoi pas ? Pourquoi, tant qu’a y être, ne pas proposer aux visiteurs de passage de loger littéralement dans la nature, voire dans les arbres ?

C’est entre autres ce que propose Kabania, à Notre-Dame-de-la-Merci, un petit village au nord-ouest de Saint-Côme. On ne trouve pas si souvent que ça un hébergement entre ciel et terre, au Québec…

« Il s’agit juste là d’un exemple de ce que nous appelons « l’hébergement d’expérience », une formule qui se déploie chez nous au-delà de l’hôtellerie traditionnelle, même si nous misons aussi sur le tourisme d’affaires, » dit Denis Brochu, directeur général de Tourisme Lanaudière.

À preuve, l’arrivée prochaine d’un véritable centre de congrès à Joliette, le véritable centre névralgique de la région.

Dans un authentique partenariat public-privé, la ville s’associe au Château Joliette pour créer ce Centre qui permettra d’accueillir des événements à portée autant régionale que provinciale. Une addition bienvenue dans ce pôle régional qu’est Joliette.


C'est à boire qu'il nous faut!


Toutefois, les nouvelles initiatives touristiques dépendent surtout des PME, qui contribuent, à personnaliser la région avec leur offre distinctive.

Saviez-vous, par exemple, qu’on trouve cinq vignobles dans Lanaudière, qui gagnent en réputation d’année en année ? Puis des microbrasseries, des fromageries et autres établissements souvent artisanaux, et savoureux, qui contribuent à cimenter la réputation de Lanaudière pour ses attraits agrotouristiques. Or, la pleine nature demeure son point fort.

La région est connue depuis longtemps pour ses pourvoiries. À moins de deux heures de Montréal, l’offre est variée. Elle augmente quand on s’en éloigne. Et elle s’est sophistiquée.

Les amateurs purs et durs y trouveront toujours les « camps de pêche », mais se sont ajoutés, par exemple, de véritables centres de vacances familiales comme la Pourvoirie Bazinet, à Sainte-Émilie-de-l’énergie, avec jeux d’eau et autres activités qui peuvent occuper les plus jeunes pendant que les adultes vont pêcher. Sans compter les auberges de nature qui bichonnent les pêcheurs le soir venu…

Mais l’hiver demeure un temps fort. Et on investit dans Lanaudière, notamment dans le ski alpin.

Parmi toutes les stations de ski au nord de Montréal, trois des cinq montagnes avec les plus importantes dénivelées se trouvent dans Lanaudière : Val Saint-Côme, puis La Réserve et le Mont-Garceau, distants de quelques kilomètres à Saint-Donat. Et on y investit.

Martin Garceau a pris la relève de son père, au centre qui porte leur nom, et il y injecte des centaines de milliers de dollars pour le moderniser. Et il neige, dans Lanaudière, même si l’enneigement artificiel peut venir à la rescousse.

Les projets sont tout aussi imposants à Val-Saint-Côme, avec en prime le ski de soirée.

Ajoutez huit parcs régionaux et provinciaux (notamment, en superficie, les deux-tiers du parc du Mont Tremblant… Lanaudière est bien pourvue pour se faire valoir entre les Laurentides et la Mauricie. Mais encore faut-il s’en rendre compte.

De là le slogan qu’on peut voir sur la page d’accueil du site de Tourisme Lanaudière : « L’insoupçonnée destination ». Et on peut gager qu’elle ne demeurera pas insoupçonnée encore bien longtemps.


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