IVÉO souhaite rendre le transport plus durable

Offert par Les Affaires


Édition du 10 Février 2018

IVÉO souhaite rendre le transport plus durable

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Édition du 10 Février 2018

Par Pierre Théroux

Benoit Balmana, directeur du Technopôle Ivéo

Systèmes de suivi de déneigement ou de collecte de déchets, gestion de flotte de camions, optimisation des feux de circulation et des flux de déplacement : si le transport intelligent se développe à vitesse grand V, les villes et les entreprises de transport du Québec tardent néanmoins à implanter ces technologies qui visent à rendre le transport des biens et des personnes plus fluide et plus respectueux de l'environnement.


« Le Québec, et l'Amérique du Nord en général, est assurément en retard par rapport à l'Europe. Les technologies existent pourtant, mais il faut convaincre les villes et les sociétés de transport que ce ne sont pas des innovations futuristes comme le véhicule autonome. Il y a aujourd'hui une multitude d'applications, déjà éprouvées et utilisées dans d'autres pays, qui contribuent à rendre le transport plus intelligent et durable », constate Benoit Balmana, directeur du Technopôle Ivéo, un nom dérivé de la racine latine veho, qui signifie transporter, se déplacer.


Lancé il y a près de deux ans à l'initiative de Développement économique de Longueuil (DEL), qui compte quelque 350 entreprises et 14 000 emplois dans le secteur du transport sur son territoire, ce technopôle en transports durables et intelligents souhaite justement déployer davantage l'utilisation de ces technologies en favorisant notamment la collaboration entre les entreprises, les villes et les sociétés de transport. Outre Longueuil, l'organisme compte aussi Saint-Bruno-de-Montarville, Boucherville, Saint-Jean-sur-Richelieu, Brossard, Candiac, Saint-Lambert et Varennes parmi les villes partenaires.


Une zone d'expérimentation


Ce retard ne serait pas attribuable à des questions d'argent, estime M. Balmana. « Les investissements nécessaires peuvent être un frein si, du jour au lendemain, on veut une flotte de véhicules ou d'autobus électriques. Il existe une foule de technologies et d'applications qui ne coûtent pas une fortune et qui peuvent même engendrer des bénéfices financiers à court et moyen terme. Encore faut-il les faire connaître », précise-t-il.


Les données de positionnement désormais fournies par les dispositifs GPS, Bluetooth et RFID, ainsi qu'une foule d'autres données provenant de capteurs placés dans des véhicules ou le long des infrastructures routières, peuvent être utilisées à faible coût pour recueillir diverses informations afin d'optimiser et améliorer la circulation et la sécurité routière, de même que l'environnement. En effet, « le transport intelligent vise à lutter contre les effets et les coûts liés à la fois aux enjeux environnementaux et aux congestions », rappelle M. Balmana.


Selon Environnement Canada, le secteur du transport au Canada était responsable de 27 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre. Le transport terrestre en est le principal contributeur, représentant 69 % des émissions de ce secteur. « Nous nous intéressons à tous les modes de transport, pas seulement terrestre, mais aussi ferroviaire, maritime ou aérien, fait valoir M. Balmana. Avec la proximité du fleuve, qui longe Montréal et la Rive-Sud, on pourrait par exemple mettre en place un projet de navette fluviale électrique. »


Pour faciliter le transfert de technologies, Ivéo étudie présentement la faisabilité de mettre en place, sur le territoire de l'agglomération de Longueuil, une zone unique au Québec d'expérimentation et de démonstration de différentes technologies liées au transport. Cette zone, développée en collaboration avec PMG Technologies, qui gère l'unique centre d'essais et de recherche automobile de Transports Canada, prendrait la forme d'un miniquartier de plus de 500 000 pieds carrés.


Elle servirait à valider des technologies d'infrastructures, telles que des mobiliers urbains intelligents, des systèmes embarqués, des protocoles de communication ou encore des tests de véhicules prototypes, qui sont en lien avec les besoins des villes et des entreprises. Cette zone d'expérimentation verrait le jour en 2019, selon Ivéo, qui a déterminé quelques sites d'implantations sur le territoire de Longueuil.

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