Bas-Saint-Laurent: le LLio soutient les démarches d'innovation ouverte

Offert par Les Affaires


Édition du 09 Février 2019

Bas-Saint-Laurent: le LLio soutient les démarches d'innovation ouverte

Offert par Les Affaires


Édition du 09 Février 2019

Par Pierre Théroux

Le Living lab, ou l’art de trouver des solutions à l’aide d’ateliers de cocréation et de ­Post-it.

FOCUS RÉGIONAL: BAS-SAINT-LAURENT — Comment innover ? Comment être plus efficace ? Comment savoir ce que veulent les clients ? Voilà autant de questions que se posent régulièrement les dirigeants d'entreprises. Depuis ces dernières années, ils tentent d'y répondre en utilisant le concept d'innovation ouverte.


«Il y a des entreprises qui le font sans le savoir, d'autres qui affirment faire de telles démarches sans que ce soit vraiment le cas, et certaines qui ne savent même pas encore de quoi on parle», constate David Guimont, codirecteur du Living Lab en innovation ouverte (LLio), un nouveau centre collégial de transfert de technologie (CCTT) affilié au Cégep de Rivière-du-Loup.


Lancé en 2012, le LLio vise justement à favoriser l'émergence de l'innovation ouverte au sein des entreprises ou de toute autre organisation en ayant principalement recours au Living Lab, une démarche qui permet d'accompagner les processus d'innovation en favorisant la cocréation entre plusieurs membres.


L'innovation ouverte repose sur le postulat que les innovations peuvent provenir de l'intérieur ou de l'extérieur de l'organisation. Le Living Lab est un des outils qui place l'usager au coeur de ce processus d'innovation. «Il faut arrêter de régler les problèmes toujours de la même façon, parce qu'on arrive souvent avec les mêmes solutions qui fonctionnent plus ou moins», souligne M. Guimont.


Des projets touristiques


Depuis sa création, le LLio a principalement été impliqué dans des projets dans les secteurs du tourisme, de l'urbanisme et de l'économie sociale. L'organisme est récemment venu en renfort auprès de la MRC de Maria-Chapdelaine, dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui souhaitait réfléchir collectivement à la meilleure façon d'assurer la pérennité des restaurants.


«L'objectif était de réunir non seulement des propriétaires de restaurants, mais aussi des intervenants régionaux dans des ateliers de cocréation. Puis, à certaines étapes du processus, ils sont appelés à rencontrer des clients ou des résidents pour solliciter leurs commentaires», explique M. Guimont.


L'expertise du LLio a aussi été mise à profit par l'industrie touristique des Îles-de-la-Madeleine, qui souhaitait mettre davantage en valeur ses différents musées. L'exercice de cocréation a notamment pris la forme d'un sprint créatif de quatre jours au cours duquel les intervenants des musées ont pu tester leurs idées directement avec des touristes. À terme, le Musée de la mer, le Council for Anglophone Magdalen Islanders ainsi que le Centre d'interprétation du phoque ont élaboré un concept de fil conducteur incitant les visiteurs à parcourir les musées d'un bout à l'autre de l'archipel.


«L'innovation ouverte suppose un changement de pratique. Elle amène les gens qui pensent avoir la solution à faire un détour pour explorer d'autres avenues, et avec d'autres personnes. Il faut éviter de tomber en amour avec sa première idée», indique le professeur chercheur.


Six ans après sa création, le LLio a intégré, l'automne dernier, le réseau des CCTT, qui compte aujourd'hui 59 centres de recherche implantés dans les établissements collégiaux partout au Québec. Le LLio est aussi membre du réseau européen des Living Labs, ainsi que du réseau Francophonie Living Labs, ce qui lui permet d'étendre son expertise à l'étranger.


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