FNB: ne choisissez pas au pif

Publié le 14/11/2014 à 15:15

FNB: ne choisissez pas au pif

Publié le 14/11/2014 à 15:15

Photo: Shutterstock

Le nombre de fonds négociés en Bourse (FNB) disponibles au Canada continue de croître à un rythme soutenu. On en dénombre désormais 430! Si ces derniers permettent à l’investisseur autonome de se constituer facilement un portefeuille diversifié à faible coût, il n’en demeure pas moins que leur sélection est un exercice de haute voltige. Voici l’ABC pour les choisir judicieusement.


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C’est inévitable, la première étape consiste à réviser votre profil d’investisseur pour déterminer la répartition d’actifs optimale à adopter pour espérer générer le meilleur rendement possible dans le respect de votre tolérance au risque.


Une deuxième certitude vient désormais s’ajouter à cette prémisse initiale: la guerre de prix qui sévit actuellement dans l’industrie donne accès à des frais très raisonnables pour l’investisseur. Par conséquent, le ratio des frais de gestion (RFG) n’est pas nécessairement l’élément le plus important pour comparer un FNB à un autre. «D’autres facteurs tels que la structure, la liquidité, et l’écart de suivi deviennent plus déterminants», souligne Ian Gascon, président de Placements Idema.


Voici quelques éléments clés à considérer avant de réaliser votre sélection:


1-Une structure facile à comprendre


Il s’agit simplement de vérifier ce qu'il y a sous le capot du fonds que vous convoitez. Le nom générique du produit proposé n’est souvent que très peu représentatif de la mécanique qui s’y cache. Vous devez bien comprendre de quoi est constitué le fonds: il vous faut donc éplucher le prospectus. Le FNB offre-t-il une couverture contre le risque de devises? Le gestionnaire fait-il usage de produits dérivés complexes pour accroître son rendement ou pour amoindrir la volatilité du titre? Êtes-vous à l’aise avec ce type de gestion?


2-Un titre liquide


Certains FNB véhiculent un écart important entre le cours acheteur et le cours vendeur. Mathieu Lootzak, gestionnaire de portefeuille adjoint chez Lombard Odier & Cie (Canada), respecte d’ailleurs certaines règles de sélection pour minimiser le risque associé à la liquidité d’un titre. «Le FNB devrait avoir un actif minimal de 200 millions de dollars: son prix unitaire ne devrait ainsi pas être trop influencé par les mouvements des grands investisseurs. Le volume moyen quotidien devrait également permettre à l’épargnant d’échanger à sa guise: notre règle exige un minimum de 5 millions de dollars de valeur marchande en transactions quotidiennes», explique-t-il.


Si le FNB ne semble pas suffisamment liquide, ayez recours à un ordre à cours limité sur la plateforme de courtage pour vous assurer d’un prix d'exécution juste qui respectera votre capacité de payer.


3-Un écart de suivi à ne pas négliger


Prenez garde à la différence de rendement qui prévaut entre le FNB choisi et son indice de référence. «Un FNB parfait devrait normalement dévier de l’indice selon son frais de gestion, auquel s’ajoutent les taxes de vente applicables», explique Ian Gascon. Par exemple, le FTSE Canadian High Dividend Yield Index de Vanguard (VDY-T) a réalisé un rendement de 20,94 % pour la période d’un an se terminant au 30 septembre 2014, alors que son indice de référence a grimpé de 21,49 %. Puisque son frais de gestion total est de 0,34 %, il est facile de déduire que l’investisseur a assumé un coût implicite supplémentaire d’environ 0,21 % en détenant ce FNB lors de la dernière année.


4-D’autres avenues à considérer


Le marché boursier vous semble dispendieux? Ce n’est peut-être pas le moment d’acheter l’ensemble des indices. Nul besoin, par contre, de renier en totalité la gestion passive à laquelle vous souhaitez adhérer.


«Initiez-vous à la gestion indicielle intelligente », suggère Fabien Major, associé principal chez Major Gestion Privée. Il apprécie particulièrement les fonds qui utilisent les filtres RAFI (Research Affiliates Fundamental Index). Ces derniers ajoutent un biais fondamental aux indices pour retenir les entreprises ayant la meilleure santé financière en se basant sur quatre mesures fondamentales: les ventes, les flux de trésorerie, la valeur comptable et les dividendes. Le FNB PowerShares FTSE RAFI Canadian Fundamental Index (PXC-T, RFG 0,45 %) en est un exemple.


Il est bon de se rappeler que les FNB peuvent aussi fort bien côtoyer des titres individuels en portefeuille. M. Major remarque d’ailleurs qu’il existe plus de 40 000 titres cotés sur les différents marchés boursiers de la planète. «Les fonds indiciels qui obtiennent 90% de la faveur populaire ne suivent que 2500 d’entre eux environ. Certains marchés moins bien couverts par les indices recèlent donc de formidables occasions d’investissement qui vous glisseront entre les doigts si vous vous refusez au stockpicking [sélection de titres un à un]», fait valoir M. Major.


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