L'art de persévérer

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Novembre 2015

L'art de persévérer

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Édition du 07 Novembre 2015

Nathalie Maillé, Conseil des arts de Montréal.

LAURÉATE - La directrice générale du Conseil des arts de Montréal porte bien son nom. «Je sais mailler les gens et réunir autour d'une même table des personnes qui pensent différemment», dit Nathalie Maillé, lauréate des Prix Femmes d'affaires du Québec dans la catégorie Cadre, dirigeante ou professionnelle, organisme public ou parapublic.


Cliquez ici pour consulter le dossier Femmes d'affaires : défi croissance


À la fin des années 1990, alors qu'elle vient d'avoir un enfant, elle ose quitter la sécurité d'un emploi dans le secteur de la formation scolaire en art pour se joindre au Conseil des arts de Montréal. Se lancer dans la gestion culturelle lui permet de participer au rayonnement de sa passion pour les arts, en particulier pour la danse contemporaine et le théâtre, qu'elle a étudiés à l'université. «En m'orientant vers la gestion culturelle, j'ai mieux mis à contribution mes forces personnelles qu'en restant dans la pratique artistique.»


Pendant 15 ans, Nathalie Maillé gravit les échelons du Conseil des arts de Montréal, dont le rôle est de soutenir les organismes artistiques de la Ville, pour en devenir la directrice en 2013. Un parcours sans fautes qui ne la protège pourtant pas du syndrome de l'imposteur. «Je me bats contre moi-même, et je dois constamment me botter les fesses pour ne pas laisser ce sentiment m'envahir, dit-elle. Lors du concours pour le poste de directrice générale, j'étais la seule à être surprise de l'avoir obtenu.»


Cette Montréalaise a su transformer ce qui pourrait être une faiblesse en un atout. «Le doute est problématique quand il empêche d'avancer, mais sinon, c'est sain de douter, dit-elle. Le jour où on ne doute plus, on frappe le mur.»


Pour se dépasser, elle s'inspire des artistes qui l'entourent. «Le milieu culturel est très exigeant. Les artistes sont des gens performants et passionnés qui ne travaillent pas seulement pour des raisons pécuniaires, mais qui aspirent surtout à être reconnus. Je veux être à leur hauteur !»


Le plus grand risque qu'elle ait jamais pris


«Au milieu des années 2000, à l'époque des défusions municipales, j'ai misé au contraire sur la fusion pour assurer la présence des artistes sur tout le territoire. Cette idée de fusionner était un peu casse-cou, mais je crois que réunir autour de la table les parties prenantes est la seule façon de travailler.»


Ce qu'elle aimerait réaliser en affaires


«Créer des alliances entre le secteur culturel et le monde des affaires. Je souhaite aussi développer l'intérêt pour la philanthropie culturelle, notamment en faisant mieux valoir l'importance économique de la culture.»


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