La vision portée par des valeurs de Nathalie Bondil

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Novembre 2017

La vision portée par des valeurs de Nathalie Bondil

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Édition du 11 Novembre 2017

Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef, Musée des beaux-arts de Montréal

Lorsqu’elle a été nommée directrice du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) en 2007, Nathalie Bondil était non seulement la première femme, mais aussi la plus jeune à accéder à ce poste. Sous sa gouverne, l’art s’est décliné en formats multiples, s’alliant à la mode, au cinéma, à la musique et devenant même thérapie.


Lauréate - Cadre, dirigeante ou professionnelle, organisme à but non lucratif, PRIX FASKEN MARTINEAU 


Depuis, l’institution a le vent dans les voiles et fracasse des records. Fin octobre dernier, plus d’un million de visiteurs avaient franchi les portes du musée qui se classe déjà comme le plus fréquenté au Canada. Avec 120 000 adhérents, le MBAM se hisse également au top 5 des musées comptant le plus grand nombre de membres en Amérique. Et ce, sans compter que plusieurs de ses expositions rayonnent partout sur la planète.


Quel est le défi le plus important auquel vous avez dû faire face dans votre carrière?


Le prochain! J’aime mieux regarder vers l’avenir plutôt que vers l’arrière. La voie vers le succès, c’est comme être à vélo. Si vous cessez de rouler, alors vous tombez! Le défi, c’est donc de conserver cette énergie, cette vitesse, cette capacité d’action tout en restant en phase avec la société dans laquelle vous évoluez. Pour cela, c’est important d’avoir une vision portée par des valeurs, car ce sont elles qui articulent vos contenus, rassemblent les collectivités autour de vous, fédèrent vos équipes à travers une mission, une vision. Car il ne faut pas innover pour innover. Il faut être pertinent.


Ces valeurs s’incarnent dans l’engagement du MBAM qui prend différentes formes. Pourquoi est-ce si important?


Le musée doit être un vecteur de progrès social. Car en plus de servir de plate-forme culturelle, nous avons aussi un rôle politique à jouer socialement. Pas au sens partisan du terme, mais plutôt dans le sens premier, soit celui d’être un acteur dans la cité. C’est d’autant plus important dans un contexte où les trois quarts de l’humanité vivront éventuellement en ville.


Au MBAM, nous collaborons avec 450 organisations de toutes sortes, autant des groupes d’accueil pour les réfugiés syriens que des écoles. Une façon de créer des passerelles vers l’art, mais aussi des rencontres. D’ailleurs, nous prévoyons ouvrir en 2019 une aile dédiée aux cultures du monde mettant en valeur l’apport des immigrants dans notre société. C’est bon exemple de pertinence, alors que la question de la diversité est fondamentale aujourd’hui.


Quelle est la réalisation dont vous êtes la plus fière?


Ce sera la prochaine! En fait, je suis fière, mais surtout très satisfaite de travailler dans le domaine des arts. Je souhaite à tout le monde de pouvoir vivre de leur passion puisque, comme le dit le proverbe « Choisis un travail que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie. »


Que représente pour vous le leadership au féminin?


Comme le disait Barack Obama, que j’ai eu la chance de voir à Montréal, si le monde pouvait être dirigé par les femmes pendant seulement un an, beaucoup de problèmes seraient réglés. Sans généraliser, les femmes exercent souvent un leadership plus consensuel. Ce qui, par définition, est plus exigeant que de simplement imposer sa volonté. Et en ce moment, ce n’est pas encore assez présent.


Lisez les biographies des finalistes et des lauréates du Prix femmes d'affaires

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