Cahier automobile: Brasser des affaires autour du Grand Prix de Montréal

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Juin 2014

Cahier automobile: Brasser des affaires autour du Grand Prix de Montréal

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Juin 2014

Par Claudine Hébert

Le Grand Prix de Montréal servira de vitrine technologique VIP pour Tata Communications, dit Michel Guyot, président de Tata Communications Canada.

Les hôteliers et les restaurateurs ne sont pas les seuls à profiter du passage du Grand Prix de F1 à Montréal pour brasser des affaires. La grand-messe du sport automobile rapporte également à d'autres secteurs de l'économie. Parlez-en à Air France, dont la liaison Paris-Montréal enregistre ses meilleures ventes de sièges en classe affaires de l'année au cours de cette semaine. Des promoteurs immobiliers montréalais misent aussi sur ce rendez-vous qui attire plus de 300 000 spectateurs, dont la moitié hors Québec, pour mousser les ventes de leurs condos. Plusieurs sociétés exploitent l'événement à des fins de relations publiques. Certains, comme Tata Communications Canada, se servent même du passage de la F1 dans la métropole pour démontrer le potentiel de leur expertise.


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«Il s'agit du plus bel événement du pays auquel un entrepreneur peut convier des relations d'affaires», soutient François Dumontier, président du Grand Prix du Canada. Le président et chef de la direction de la Chambre de commerce abonde dans le même sens. «Le Grand Prix, un des événements les plus en vue de la planète, constitue un solide prétexte pour discuter de projets et de dossiers qui contribuent au développement économique de Montréal. Je suis en mesure de le constater», signale Michel Leblanc.


Bien que la Chambre de commerce n'ait pas de statistiques sur les réelles retombées économiques du Grand Prix (tout le monde se réfère aux dernières données fournies par l'organisation du Grand Prix du Canada pour l'année 2011), Michel Leblanc souligne que le passage de la F1 attire une clientèle étrangère bien nantie et pourvue d'un pouvoir d'influence très profitable à Montréal. «C'est très bon pour la réputation de la ville et son rayonnement à l'étranger. Clients ou fournisseurs découvrent Montréal, son dynamisme et ses compétences. On leur fait vivre une expérience qui facilite ensuite la concrétisation de décisions d'investissement. Si on n'avait pas un tel événement, il faudrait le créer», conclut M. Leblanc.


Une vitrine technologique de choix pour Tata Communications


Impossible de connaître la valeur du contrat qui lie, depuis bientôt trois ans, Formula One et Tata Communications. L'information doit demeurer confidentielle. Mais foi de Michel Guyot, président de Tata Communications Canada, cette entente contribue largement au rayonnement de l'entreprise indienne qui génère 3,5 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel.


Tata Communications a acheté Téléglobe Canada en 2006. La division de Montréal continue de gérer l'unité d'affaires de la voix (conversation téléphonique, Internet, etc.) pour toutes les régions du monde, soit plus de 53 milliards de minutes par année, ce qui se traduit par un chiffre d'affaires de 1,5 G$.


Depuis 2012, Tata Communications est responsable du réseau des communications de Formula One, dont les quartiers généraux sont en Grande-Bretagne. Pour chaque Grand Prix, l'entreprise indienne, qui détient 10 % du réseau Internet mondial (satellite et câbles sous- marins), doit aménager un centre opérationnel de communications éphémère permettant de transmettre vers le siège social de Londres en une fraction de seconde toutes les informations touchant la compétition.


«À l'aide de quatre techniciens, chaque centre opérationnel est installé en moins de trois jours avant la présentation des Grands Prix, une opération qui prendrait en temps normal une dizaine de semaines. Après l'événement, tout est remballé en moins de trois heures pour la prochaine course», souligne Michel Guyot.


Cette année, le Grand Prix de Montréal servira justement de vitrine technologique VIP pour Tata Communications. Plus d'une vingtaine de présidents d'entreprises de télécommunications, mais également d'autres secteurs industriels, par exemple pharmaceutique, du Canada et d'ailleurs dans le monde, seront les invités de l'entreprise indienne. Outre un billet pour le Paddock Club, des loges situées au-dessus des puits de ravitaillement, pendant les trois jours d'essais et de course, ces invités et leurs accompagnateurs pourront visiter le centre opérationnel des télécommunications aménagé par Tata Communications ainsi que le quartier général de l'équipe Mercedes.


En effet, à la suite de son entente avec Formula One, Tata Communications a décroché un important contrat avec le constructeur automobile, une entente dont les termes sont confidentiels. «Les deux voitures Mercedes qui participent à la compétition sont équipées de plus de 150 senseurs qui retransmettent instantanément leur comportement lors des essais et de la course aux employés de l'usine du constructeur en Grande-Bretagne. Une belle vitrine technologique pour démontrer notre savoir-faire», conclut M. Guyot.


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