La Vancouvéroise Integra Gold a de grandes ambitions au Québec


Édition du 30 Mai 2015

La Vancouvéroise Integra Gold a de grandes ambitions au Québec


Édition du 30 Mai 2015

Integra Gold est probablement la seule société d’exploration au Québec à sabler le champagne par les temps qui courent. Les derniers résultats des forages menés cet hiver sur la zone Triangle, au cœur du projet Lamaque Sud, près de Val-d’Or, ont révélé des intersections aurifères significatives, dont la plus spectaculaire présente une teneur de 10,73 gramme/tonne (g/t) sur 16 mètres de large. Une autre intersection atteint même 19,30 g/t sur 9 mètres. Sans surprise, le titre s’est immédiatement apprécié de 9,1 % pour s’établir à 30¢.


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La campagne de forage 2015 d’Integra est sans doute la plus ambitieuse de la province : la société de Vancouver prévoit forer rien moins que 77 000 mètres sur son projet Lamaque Sud, qui s’étend sur 1460 hectares dans la périphérie est de Val-d’Or.


Elle a déjà foré 44 525 mètres dans les quatre premiers mois de l’année, avant de prendre une pause en raison de la débâcle. Huit foreuses ont alors été mobilisées pour un total de 99 puits. La zone Triangle a monopolisé à elle seule cinq foreuses sur 46 puits, pour un total de 27 815 mètres. Les résultats de cette première campagne sortent du laboratoire au compte-goutte depuis la fin mars.


Une fois la débâcle terminée, le reste des forages devraient toutefois viser les autres cibles du projet, à en croire Steve de Jong, président et chef de direction. « On ne va pas se consacrer autant sur Triangle parce que c’est trop boueux, mais on va répartir les travaux sur les cinq autres cibles de haute priorité », dit-il. La zone Triangle étant pratiquement un marécage, elle est plus facile à forer l’hiver.


Integra a tout intérêt à augmenter ses ressources le plus possible, elle qui a fait l’acquisition en octobre 2014 du complexe minier Sigma-Lamaque, adjacent à sa propriété, pour la somme de 8 M$.


« On va aller ailleurs parce qu’on a acheté une usine qui a une capacité suffisante pour accueillir le minerai de plusieurs zones à la fois », dit M. de Jong. L’usine de concentration a une capacité de 2200 tonnes par jour.


La propriété Sigma-Lamaque porte pourtant les stigmates de l’échec : ses propriétaires précédents, McWatters Mining (en 2004) et Century Mining (en 2012), s’y sont tous deux cassé les dents par le passé. Mais pour M. de Jong, ces faillites n’avaient rien à voir avec l’usine elle-même. « C’est dommage que les gens disent que c’est l’usine qui les a menés à la faillite. Ce n’est pas ça du tout, elle récupérait 96 ou 97 % de l’or. Le problème, c’était la ressource. »


Contrairement à ses prédécesseurs, Integra ne mise aucunement sur l’or que pourraient encore contenir les vénérables mines de Sigma et Lamaque, ouvertes dans les années 1930. « L’acquisition portait uniquement sur l’usine, on n’accorde aucune valeur aux ressources », affirme M. de Jong. Le complexe est une véritable aubaine : en plus de se trouver à seulement 2 kilomètres de la zone Triangle, il vient avec tous ses permis, évitant à Integra les longs délais du processus d’autorisation.


Jusqu’à maintenant, l’équipe de direction a maintenu la confiance de ses investisseurs. En juin 2014 déjà, elle avait annoncé un placement privé de 4 M$, qui s’était finalement clôturé à 10 M$, dont la majorité en actions non-accréditives.


Elle a depuis complété deux autres placements privés d’actions accréditives et non-accréditives par voie de prise ferme, de 8,2 M$ et 13 M$ respectivement. « Pour les investisseurs qui cherchent à prendre position dans l’or, on figure parmi les quelques opportunités qui restent », estime M. de Jong. « Il reste de l’argent là-dehors, mais ça prend le bon projet! »


Integra compte-t-elle se lancer dans le développement? «  « La prochaine étape, c’est l’exploration souterraine. Les infrastructures qu’on va aménager, comme les rampes et les tunnels, pourraient éventuellement servir pour la production, mais pour le moment on se contente d’explorer. » Les travaux d’aménagement pour préparer l’exploration souterraine de la zone Triangle pourrait s’échelonner sur quatre mois.


Parallèlement, la société mènera au cours des 12 prochains mois les études requises pour compléter son étude de préfaisabilité, dont la mise à jour de son estimation de ressources. La dernière, parue le 30 mars dernier, a établi des ressources indiquées de 810 560 onces d’or à une teneur de 9,5 g/t et des ressources inférées de 276 000 onces à 10,9 g/t. Integra a présentement 284,4 millions d’actions en circulation, pour une capitalisation boursière de 85,3 M$.


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