Les secteurs féminins, ça existe encore?

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Février 2015

Les secteurs féminins, ça existe encore?

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Édition du 07 Février 2015

Par Claudine Hébert

« Les conseillers me demandaient poliment de revenir les voir... en compagnie de M. Houle. » – Francine Guay, de Moules Industriels.

Francine Guay se souvient encore de la réaction des banquiers lors de la première année d'existence de Moules Industriels, une entreprise de fabrication de pièces automobiles qu'elle a créée à parts égales avec son conjoint Claude Houle en 1984, à Sherbrooke. «Chaque fois que je visitais une institution financière, les conseillers me demandaient poliment de revenir les voir... en compagnie de M. Houle», rapporte l'entrepreneure. Avec le temps, les banquiers ont fini par changer d'attitude et saisir que c'est elle qui s'occupait des finances.


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Cette anecdote la fait sourire aujourd'hui. Mais elle rappelle combien la notion de secteurs d'activité réservés aux hommes ou aux femmes était bel et bien une réalité tangible il n'y a pas si longtemps. «Et bien qu'on souhaiterait dire le contraire, cette notion persiste toujours dans certains domaines», soulève Louis Jacques Filion, professeur titulaire de la Chaire d'entrepreneuriat Rogers-J.-A.-Bombardier à HEC Montréal.


«Cela dit, l'évolution de notre société contribue à faire disparaître les barrières entre les sexes en milieu entrepreneurial», poursuit le professeur Filion.


Quatre questions fondamentales


Jean-François Lalonde, professeur adjoint au Département de management de l'Université de Sherbrooke, partage le même avis. «Il existe encore des secteurs d'activité féminins et masculins en entrepreneuriat. Il faut toutefois préciser que le choix du secteur relève davantage des intérêts personnels de l'entrepreneur que d'une discrimination en fonction des sexes», précise l'enseignant. M. Lalonde est également administrateur et directeur pour la région du Québec du Conseil canadien de la PME.


Que le futur entrepreneur soit un homme ou une femme, poursuit M. Lalonde, cette personne doit se poser quatre questions fondamentales avant de se lancer en affaires : qui est-elle ? qu'aime-t-elle ? que connaît-elle ? et qui connaît-elle ?


«Les réponses obtenues vont guider les futurs entrepreneurs vers des secteurs d'activité pour lesquels ils ont développé ou développeront plus d'affinités», ajoute Jacques Baronet, professeur titulaire responsable du management à la Faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke. Par conséquent, il est fréquent de voir les entrepreneures se tourner vers des secteurs d'activité dans le domaine des services, observe M. Baronet.


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