Ce mur qui aide Soprema à faire chuter ses coûts en énergie

Offert par Les Affaires


Édition du 14 Janvier 2017

Ce mur qui aide Soprema à faire chuter ses coûts en énergie

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Édition du 14 Janvier 2017

Un mur solaire thermique de 4 000 pieds carrés se déploie à l’extérieur de l’usine Soprema, située à Drummondville.

Grâce à un mur solaire et à un récupérateur de chaleur branché sur un incinérateur, le chauffage de la nouvelle usine de Soprema, inaugurée à Drummondville en 2014, nécessitera peu de gaz naturel.


Un mur solaire thermique de 4000 pieds carrés se déploie à l'extérieur du bâtiment de la rue Kunz, à Drummondville, dans lequel Soprema a amorcé une production d'isolants en polyisocyanurate. Composé d'un polycarbonate teinté à 2%, le mur solaire perforé préchauffe l'air extérieur jusqu'à 45 degrés Celsius avant que celui-ci ne soit aspiré dans le système de chauffage de l'usine.


Soprema a eu recours aux services d'Aéroénergie, une PME de Drummondville spécialisée notamment dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), pour intégrer cette technologie nommée Lubi. Celle-ci avait été développée par l'entreprise Énerconcept Technologies, de Magog, une PME acquise par Aéroénergie en 2014.


Ces deux PME avaient installé un mur solaire thermique de 3000 pieds carrés, composé cette fois de capteurs métalliques, sur le bâtiment de 30000 pieds carrés de Soprema à Richmond, près de Drummondville.


Mais pour la nouvelle usine d'une superficie de 243000 pieds carrés, Soprema a opté pour le mur solaire le «plus performant, compte tenu du grand nombre d'opérations et de la consommation d'énergie prévue, indique Carl Binette, président d'Aéronergie. Lors de journées d'hiver bien ensoleillées, il peut prendre l'air à - 20 degrés Celsius et le chauffer à 25 degrés Celsius, uniquement grâce aux rayons du soleil.»


Le mur n'est pas en soi l'élément le plus déterminant en matière d'économies d'énergie, mais il répond à une contrainte d'alimentation en air frais inscrite au Code du bâtiment du Québec. «Tant qu'à entrer de l'air frais, on le prend entre le mur solaire et le bâtiment, et il est toujours plus chaud que l'air ambiant, explique Stéphane Beaulé, directeur de l'usine de la rue Kunz. Il précise qu'en raison des grands volumes d'air nécessaires attribuables à la superficie de son bâtiment, les économies engendrées en chauffage deviennent alors substantielles.


Un projet plus vaste


Le mur solaire fait partie d'un projet beaucoup plus vaste, dont l'élément central s'avère un noyau de récupération posé à la sortie de l'incinérateur servant à éliminer les composés organiques volatils (COV) générés par l'activité industrielle du lieu. Les 10 000 pieds carrés de bureaux étant chauffés séparément, la chaleur issue de l'incinérateur est redistribuée dans les 233 000 pieds carrés restants. Combinées, ces deux mesures peuvent préchauffer 90 000 pieds cubes d'air à la minute. Aéronergie a aussi implanté un système permettant de récupérer les pertes thermiques de compresseurs afin de chauffer des endroits et des procédés stratégiques dans l'usine.


Sur les 43 millions de dollars investis dans la nouvelle usine, 1,1 M$ ont été consacrés au système visant à réduire la consommation d'énergie. Le projet a obtenu une aide financière de 25000 $ de Gaz Métro et de 560 000 $ du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles, par l'intermédiaire du programme ÉcoPerformance.


Grâce à ces subventions, Soprema prévoit un rendement de l'investissement en moins de quatre ans, malgré la faiblesse du prix du gaz naturel. Au cours des 12 derniers mois, 13000 $ ont été déboursés en gaz naturel pour chauffer l'usine, alors que Soprema estime que les bâtiments de grandeurs et de conditions d'exploitation similaires exigent des dépenses de 150000 $. D'ailleurs, Alexandre Delorme, chargé de projet chez Soprema, est convaincu que l'usine ne consommera pas de gaz naturel pour son chauffage cet hiver.


Un projet d'agrandissement de 65000 pieds carrés de cette usine prévoit un mur thermique solaire de 1 500 pieds carrés. Cela ajoutera un apport d'air préchauffé de 15 000 pieds cubes par minute. Soprema étudie également la possibilité d'utiliser les rejets thermiques de l'incinérateur pour préchauffer les fours de la ligne de production. «On pourrait récupérer la chaleur en été», dit M. Delorme.


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