Des conseils pratiques pour des emballages bien conçus

Publié le 20/03/2015 à 11:37

Des conseils pratiques pour des emballages bien conçus

Publié le 20/03/2015 à 11:37

- S’informer d’abord. Éco Entreprises Québec (ÉEQ) et ses partenaires ont bâti un site web destiné à informer les entreprises sur l’écoconception. «Le portail OptimEco.ca contient beaucoup d’informations de base, dont des définitions, des stratégies et des pistes d’action», explique Geneviève Dionne, conseillère en écoconception de l’organisme. «La visite d’un centre de tri est aussi extrêmement instructive, car elle permet de bien comprendre le travail de valorisation en fin de vie d’un produit», ajoute Bertrand Derome, directeur général de l’Institut de développement de produits (IDP).


Cliquez ici pour consulter le dossier Écoconception des emballages


- Faire un autodiagnostic de sa situation. «Parfois, les entreprises font de l’écoconception sans le savoir», fait valoir Virginie Bussières, directrice des communications et des affaires publiques d’ÉEQ. «Nous leur proposons d’utiliser la trousse gratuite OptimEco, disponible en ligne, pour évaluer leur situation initiale et leur niveau de maturité.» Le professeur Sylvain Allard, de l’École de design de l’UQAM, suggère de se poser des questions. «Plusieurs pistes peuvent guider la réflexion : d’où viennent les matériaux utilisés? Peuvent-ils être produits plus près de l’usine? En existe-t-il des versions plus écocoresponsables?»


- Aller chercher de l’aide. Dans le cadre d’une première démarche, mieux vaut être accompagné par des spécialistes. «Il existe plusieurs programmes de subventions pour les différentes étapes de l’écoconception», affirme Bertrand Derome. L’IDP offre d’ailleurs des diagnostics d’écoconception, de la formation et de l’accompagnement d’entreprises, entre autres en partenariat avec ÉEQ.


- S’y prendre tôt. Il est généralement plus efficace d’impliquer les spécialistes au tout début du processus. «Il y a une marge de manœuvre de 10 à 20 % d’amélioration pour un produit déjà conçu, estime M. Derome. Mais quand il est encore sur la planche à dessin, les leviers sont beaucoup plus grands.»


- Penser au système d’emballage complet. Les nombreux niveaux d’emballage doivent être réfléchis comme un tout. «Il faut d’abord s’assurer que l’emballage primaire, qui touche au produit, remplisse ses fonctions de protection et de préservation, surtout dans le domaine alimentaire», détaille Dimitri Fraeys, vice-président Innovation et relations avec les membres du Conseil de la transformation agroalimentaire et des produits de consommation (CTAC). Ensuite, il faut considérer les propriétés des suremballages de transport et de distribution. «Il ne faut pas négliger les impacts d’un suremballage moins résistant aux chocs, par exemple, sur les étapes suivantes du cycle de vie du produit», précise Geneviève Dionne.


- Bien réfléchir au(x) matériau(x) utilisé(s). Tous nos experts s’entendent pour dire qu’il n’existe pas de matériaux «magiques», uniquement des mieux adaptés à certaines situations. «Il n’y a pas de bons ou de mauvais matériaux, seulement des plus adéquats pour un contexte spécifique», dit Sylvain Allard. Et il ne faut pas oublier de tenir compte des facteurs externes telles les possibilités de recyclage et l’énergie utilisée tout au long du cycle de vie du produit.


- Limiter les types de matériaux utilisés. «Plus l’emballage est simple, plus il est facile à recycler, que ce soit en monomatière ou avec des composantes que le consommateur peut séparer facilement, comme un bouchon et une bouteille», illustre Geneviève Dionne.


- Surtout, ne pas arrêter sa réflexion à l’emballage ! Un seul emballage écoconçu ne rend pas le produit écoresponsable. «Pour y arriver, il est important d’avoir une approche globale et de réfléchir à toutes les étapes, autant à la production elle-même qu’à l’approvisionnement des matériaux, aux différents emballages, à l’entreposage, à la distribution et à la gestion résiduelle», résume Dimitri Fraeys. «Typiquement, seuls entre 3 et 15 % de l’impact environnemental d’un produit vient de l’emballage», fait remarquer Bertand Derome.

À suivre dans cette section


image

Objectif Nord

Mardi 25 septembre


image

Gestion du changement

Mercredi 03 octobre


image

Marché du cannabis

Mercredi 10 octobre


image

Expérience client

Mercredi 14 novembre


image

Communication interne

Mardi 27 novembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier

DANS LE MÊME DOSSIER

Sur le même sujet

Prix du carbone: des progrès trop lents pour sauver le climat

18/09/2018 | AFP

Si la progression se poursuivait au rythme actuel, «le déficit serait comblé en 2095».

Pourquoi les politiciens ne doivent plus s'occuper du climat

15/09/2018 | François Normand

ANALYSE - Et si la solution était de s'inspirer des banques centrales, qui assurent la stabilité des prix?

À la une

ALÉNA: notre meilleur allié est America inc.

ANALYSE - Le Canada est aussi un marché stratégique pour les entreprises américaines.

Voir les choses sous un autre angle pour réussir en Bourse

21/09/2018 | Philippe Leblanc

BLOGUE INVITÉ. Cela ne veut pas dire qu’il faut adopter l’opinion contraire à celle du plus grand nombre.

Les taux grimpent, que faire avec les obligations à court terme?

21/09/2018 | Ian Gascon

Les FNB d’obligations ne s’écroulent pas malgré la hausse des taux. Voici pourquoi: