Les TI : Une pénurie d'innovations

Publié le 24/11/2014 à 06:00

Les TI : Une pénurie d'innovations

Publié le 24/11/2014 à 06:00

Par Matthieu Charest

Bien que les portes du marché chinois soient grandes ouvertes au commerce international, le pays n’en demeure pas moins sous l’égide d’un parti unique. Communiste ou pas, le pouvoir central détient une influence majeure sur les orientations du développement économique national. Le plan quinquennal actuel prévoit des investissements massifs en TI, un secteur encore trop peu développé. Quiconque détient des outils technologiques novateurs et conviviaux devrait s’intéresser à la Chine, le moment est bien choisi.


Consultez notre dossier : Des secteurs porteurs pour exporter en Chine


« Le 12e plan quinquennal [… prévoit] une enveloppe de près de 1 000 milliards de dollars pour soutenir le secteur des technologies de l’information et des communications, souligne une note du MÉIE. Ce secteur affiche une croissance d’environ 9% depuis quelques années. Les opportunités d’affaires sont majeures pour les compagnies du Québec. »


Une croissance effrénée qui s’explique en partie par l’effet du rattrapage des entreprises chinoises dans les TI. À l’heure actuelle, les investissements ne sont même pas suffisants pour égaler les standards internationaux soutient la firme McKinsey & Company.


« Historiquement, le secteur des TI, surtout dans les sociétés d’État, n’a pas attiré beaucoup de talents. Ceux-ci se sont plutôt concentrés dans les jeunes pousses. Une entreprise chinoise moyenne dépense seulement 2% de ses revenus en TI, alors que la moyenne internationale est plutôt de l’ordre de 4%. »


Il s’agit là d’une excellente nouvelle pour les joueurs étrangers, alors que « ces entreprises ont besoin d’une aide massive pour implanter de nouvelles technologies », poursuit la firme.


Et les besoins se font de plus en plus criants. Puisque les salaires de la main-d’œuvre chinoise connaissent une hausse soutenue, souligne un document de The Economist Intelligence Unit, les entreprises misent sur l’innovation pour augmenter la productivité. Reste à savoir comment s’y prendre.


Un large spectre d’occasions d’affaires


L’appétit chinois pour les solutions innovatrices en TI a le double avantage de permettre à toute une galerie de joueurs, petits et grands, de se faire valoir sur ce marché, et d’offrir un large spectre d’occasions d’affaires.


La PME Pivot 88, par exemple, vend un logiciel qui permet de contrôler la qualité des produits à toutes les étapes de la chaîne de valeur. Ainsi, une entreprise qui impartit une partie de sa production, souvent en Chine, peut compter sur cet outil offert par la lavalloise pour optimiser sa logistique.


La multinationale new-yorkaise L-3, avec sa filiale montréalaise L-3 Mapps, qui vend entre autres des simulateurs de centrales nucléaires, a percé plusieurs marchés internationaux, la Chine, notamment. « Nous permettons d’améliorer la qualité de la formation des opérateurs, et avec nos recherches, de soutenir l’ingénierie et les services techniques », explique Michael H. Chatlani, le vice-président ventes et marketing.


S’appuyant sur son expérience en sol chinois, il qualifie ce marché de « très compétitif ». Dans ce contexte, il impute le succès de son entreprise à quatre facteurs fondamentaux : « nous avons des ressources “profondes”, une équipe qualifiée et très expérimentée, des innovations de pointes, et nous mettons l’accent sur la convivialité de nos produits. »


Autre clef de leur succès : L-3 Mapps s’appuie sur des partenaires locaux. « Nous retenons fréquemment les services d’entreprises locales [chinoises], pour participer à la réalisation de nos projets, conclut Michael Chatlani. »


Conseils aux entrepreneurs intéressés par la Chine


«Analyser le plan quinquennal du gouvernement chinois permet de déceler les grandes tendances [où les investissements seront faits]. C’est comme le discours du Trône ou les mises à jour sur le budget ici. D’ailleurs, pour développer ce marché, prenez contact directement avec les autorités. Elles vont vous aiguiller, vous aider à identifier les besoins et les marchés. Par exemple, vous pensez vous lancer à Shanghai. Mais le gouvernement peut vous suggérer d’aller ailleurs, où les occasions sont meilleures. - Michel Leblanc, vice-président délégué commerce international à la Banque Nationale


Consultez notre dossier : Des secteurs porteurs pour exporter en Chine

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