Kilomètre 81 remporte le 3e Défi Start-up 7

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Avril 2018

Kilomètre 81 remporte le 3e Défi Start-up 7

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Avril 2018

Par Denis Lalonde

­Jade ­Ferlatte et Aurélie ­Pelletier, les deux cofondatrices de ­Kilomètre 81, ont remporté les grands honneurs de la troisième édition du ­Défi ­Start-up  7. Les trophées remis lors de la soirée ont été conçus et produits par la start-up montréalaise Lezar3D. [Photo : ­CEADS]

La start-up Kilomètre 81 a remporté les grands honneurs de la troisième édition du Défi Start-up 7 organisé par Les Affaires. Le prix du public est allé à Harrii, alors que Mahonix Surf Shop est repartie avec le prix Coup de coeur du jury. Lors de ce défi, les entrepreneurs potentiels sont invités à démarrer leur start-up en sept jours avec un budget maximal de 700 dollars. À la fin de la semaine, les participants soumettent leur projet par vidéo, puis un jury composé de professionnels de l'entrepreneuriat sélectionne sept finalistes. Ces derniers étaient présents, le 5 avril à l'espace Montréal Cowork, pour faire une présentation de moins de trois minutes devant le jury et une centaine d'invités.


Kilomètre 81 : un nouveau modèle d'écotourisme


Les deux cofondatrices de Kilomètre 81, Jade Ferlatte et Aurélie Pelletier, âgées respectivement de 20 et 18 ans, rayonnaient au terme de la soirée. « Nous sommes des passionnées d'écologie et de voyage. Nous avons décidé de lancer le projet au moment de l'inscription au Défi », raconte Mme Ferlatte, qui a rencontré son acolyte sur les bancs de l'Université Laval en septembre. « À notre première session, nous avions tous nos cours ensemble. Après avoir bu quelques cafés, nous nous sommes rendues compte que nous partagions des intérêts communs. Depuis le début du Défi, les choses ont beaucoup évolué », dit-elle.


Ensemble, elles ont eu l'idée de proposer un nouveau modèle d'écotourisme. Kilomètre 81 mise sur la conversion d'un autobus scolaire en mini-auberge sur roues qui ferait halte dans des sites de camping. Les cofondatrices songent à installer un jardin sur le toit du véhicule pour y faire pousser des fruits et des légumes. L'option d'y installer des panneaux solaires est aussi à l'étude. L'objectif est de réduire la consommation d'énergie et la quantité de déchets produits tout au long des trajets. « Nous voulons faire des choix écoresponsables en ce qui concerne l'alimentation et le respect des écosystèmes que nous visiterons », expliquent les jeunes dirigeantes, qui ciblent les adultes de 18 à 35 ans.


« On ne mise pas sur le confort, mais plus sur l'aventure et la découverte, tout en mettant de l'avant le volet écologique de nos voyages », ajoute Mme Pelletier. Selon un sondage maison effectué durant la semaine du Défi (du 19 au 25 mars), les répondants seraient prêts à payer jusqu'à 2 000 $ pour un voyage clés en main, incluant le transport, les repas et les nuitées en camping. « Tout va dépendre de la durée des voyages et de la destination. C'est certain qu'un voyage dans Charlevoix ou en Gaspésie ne coûtera pas le même prix qu'une escapade à Banff, en Alberta », raconte Mme Pelletier.


La société compte prochainement lancer une campagne de sociofinancement par La Ruche Québec afin d'obtenir un montant de 15 000 $. L'argent servira à financer partiellement l'achat et la conversion de l'autobus scolaire qui transportera les voyageurs.



Vivien ­Virgili, fondateur de Harrii, a récolté le prix du public lors du ­Défi ­Start-up 7. [Photos : Jérôme Lavallée (Défi ­start-up  7)]


Harrii : disrupter l'industrie de la correction


La start-up Harrii, dont le modèle d'affaires est de repenser la correction de fautes de grammaire et d'orthographe, est repartie du Défi Start-up 7 avec le prix du public.


« Harrii se veut une extension web qui permet de signaler des erreurs après la publication d'une nouvelle ou d'un texte », explique le fondateur de la société, Vivien Virgili. Ce dernier souhaite que son outil, un complément aux logiciels comme Antidote, devienne une technologie de rupture (disruptive) de la correction et de la révision sur le Web. « La prochaine étape pour la société est de bâtir un produit minimum viable pour montrer l'intérêt du public », dit le dirigeant de 32 ans, aussi responsable web et réseaux sociaux à l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ).


M. Virgili, qui se dit étonné par le nombre de fautes de français sur les sites web d'information francophones, désire cibler les médias « au sens large ». « Aujourd'hui, beaucoup de gens s'improvisent infopreneurs et créent leur propre canal de diffusion », dit-il.


Selon son modèle d'affaires, les sites d'information paieraient un montant forfaitaire d'une trentaine de dollars par mois pour installer Harrii sur leur portail. « S'il y a une coquille, les lecteurs vont devenir partie prenante de l'expérience en signalant gentiment les fautes. J'étudie aussi la possibilité de rétribuer les lecteurs qui signaleront des erreurs. »


­Joannie ­Verreault et Iris ­Benoit ont reçu le prix ­Coup de cœur du Défi Start-up 7 pour leur entreprise ­Mahonix ­Surf ­Shop. [Photo : ­Facebook (Le Québec en bref)]


Mahonix Surf Shop : s'attaquer à la vague du surf


Le jury a également décidé de remettre un prix Coup de coeur à Mahonix Surf Shop, qui souhaite aider les surfers à personnaliser leurs planches à l'aide de vinyles autocollants.


« Nous avons eu l'idée de fabriquer des vinyles pour les planches de surf lors d'un voyage au Nicaragua l'été dernier, et on a lancé le projet à l'occasion du Défi », explique la cofondatrice Joannie Verreault.


Mme Verreault, 27 ans, a rencontré sa partenaire Iris Benoit, 19 ans, sur les tatamis d'une école de judo il y a environ deux ans. « Entre deux combats, je lui ai demandé ce qu'elle faisait dans la vie; elle m'a dit qu'elle avait lancé une entreprise de chandails », raconte-t-elle. Après une période d'inaction, la société a redémarré ses activités dans le domaine des vinyles. Avec un bassin de deux millions d'adeptes de surf, les États-Unis leur semblent le marché le plus important. « On est loin des beach bums des années 70... Aujourd'hui, le surfer gagne un salaire moyen de 75 000 $ US et est prêt à consacrer beaucoup d'argent à son sport », dit-elle.


Le prix des vinyles oscillera entre 40 $ et 175 $ selon leur taille et le détail des illustrations.


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