Vos collègues sont-ils prêts à vous trahir?

Publié le 06/03/2012 à 09:09, mis à jour le 07/03/2012 à 13:43

Vos collègues sont-ils prêts à vous trahir?

Publié le 06/03/2012 à 09:09, mis à jour le 07/03/2012 à 13:43

Par Olivier Schmouker

La médisance, entre autres, peut transformer un collègue en tête de Turc. Photo: DR.

BLOGUE. Vous comme moi, nous avons une image idyllique du travail en équipe. Si nous travaillons de concert avec les autres, c’est parce que nous additionnons nos talents et pouvons ainsi réaliser des prouesses que, tout seul, nous ne rêverions même pas d’effectuer. Si nous travaillons en équipe, c’est parce que ça nous enrichit aussi sur le plan humain. Ou encore parce que ça nous procure un dynamisme fou.


Vous comme moi, nous avons également une image réaliste du travail en équipe : le collègue incompétent qu’on traîne comme un boulet, l’autre qui nuit au moral de tout le monde avec son indécrottable pessimisme, l’autre encore dont la simple vue nous horripile, etc. Et pourtant, un grand nombre d’entre nous travaillons tout de même en équipe.


Découvrez mes précédents posts


Suivez-moi sur Facebook et sur Twitter


Pourquoi? Oui, pourquoi, au juste? Eh bien, j’ai peut-être trouvé un élément de réponse intéressant, mais je vous le dit tout de go, un élément de réponse qui… fait froid dans le dos! Car, il s’agit de quelque chose qui n’est pas joli à voir…


Je l’ai trouvé dans une étude intitulée – vous allez tout de suite comprendre – Harm on an innocent outsider as a lubricant of cooperation : An experiment. Celle-ci est signée par deux professeurs du Max Planck Institute for Research on collective goods, Christoph Engel et Lilia Zhurakhovska. Elle montre, à l’aide de plusieurs expériences basées sur le dilemme du prisonnier, que ce qui peut souder la coopération de plusieurs personnes n’est pas toujours une chose avouable…


Prenons le temps de quelques explications pour y voir plus clair… Le «dilemme du prisonnier» est un classique de la théorie des jeux. Il caractérise les situations où deux joueurs auraient tout intérêt à coopérer, mais où les incitations à trahir l'autre sont si fortes que la coopération n'est jamais sélectionnée par un joueur rationnel. Albert Tucker, un mathématicien américain d’origine canadienne, le présentait sous la forme d’une histoire…


image

Blockchain

Jeudi 28 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai

DANS LE MÊME DOSSIER

Sur le même sujet

C'est la panique générale chez les employeurs canadiens!

CHRONIQUE. Ils vivent une catastrophe économique, et n'ont aucune idée de comment s'en sortir, selon une étude de PwC.

Le bonheur en deux tatouages, selon Micael Dahlén

11/02/2019 | Olivier Schmouker

BLOGUE. Il est professeur à l'École d'économie de Stockholm. Et il a trouvé comment embellir votre vie à tout jamais!

À la une

Vidéo: comment prévoir l'arrivée d'une récession aux États-Unis

GESTIONNAIRES EN ACTION. Luc Girard présente 4 éléments qui pourraient contribuer à provoquer une récession aux É-U.

Air Canada bat les attentes, mais prévoit des coûts plus élevés

Air Canada tire plus de revenus de ses passagers en même temps que ses coûts augmentent.

Le bénéfice net d'Air Canada a plongé à 167 millions $ en 2018

Air Canada a transporté «un nombre sans précédent» de clients en 2018.