Cop21: Les maires du Canada au diapason

Publié le 04/12/2015 à 11:30

Cop21: Les maires du Canada au diapason

Publié le 04/12/2015 à 11:30

De gauche à droite les maires des trois grandes villes canadiennes: Denis Coderre (Montréal), John Tory (Toronto) et Gregor Robertson (Vancouver).

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a convié la presse jeudi après-midi dans les locaux de l’Ambassade du Canada à Paris, pour affirmer une position commune des maires du Canada, à la veille du sommet des élus locaux qui se tiendra à l’initiative de la maire de Paris Anne Hidalgo et de l’envoyé spécial des Nations unies pour les villes et le changement climatique, Michael Bloomberg.


« Il va falloir compter avec les municipalités pour trouver des solutions à la question du changement climatique et nous serons de vrais partenaires », a annoncé le maire de Montréal, Denis Coderre, en présence notamment des maires de Vancouver et de Toronto, ainsi que de la présidente de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Suzanne Roy, et du président de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), Clark Somerville.


« Près de 70% des émissions de GES proviennent des villes. Si l’on veut vraiment que ça réussisse cette fois-ci, il faut mettre les municipalités dans le coup, car ce sont elles qui ont la compréhension et la proximité avec les territoires », a-t-il ajouté.


À partir du 19 décembre prochain, M. Coderre prendra la tête de Métropolis, l'association mondiale des grandes métropoles, en remplacement du président du conseil régional de la région parisienne, Jean-Paul Huchon. Créée en 1985, l'association regroupe 139 villes de plus d'un million d'habitants, représentant plus de 700 millions de personnes.


À la veille du sommet qui rassemblera près d’un millier de maires venus des quatre coins du globe à la mairie de Paris, les élus ont voulu afficher une posture d’union, et parlent d’un moment historique.


« Nous allons tous parler d’une seule voix pour que les villes puissent jouer un rôle », s’engage Denis Coderre, qui espère ainsi peser sur les négociations en cours au Bourget avec les représentants des chefs d’État.


Quelques semaines après l’élection du nouveau gouvernement fédéral, les maires souhaitaient envoyer un message fort au Premier ministre, Justin Trudeau, qui a promis que le pays allait reprendre son rôle en matière environnementale sur la scène internationale.


« Le Canada est de retour pour assumer un leadership sur ces questions », a déclaré le maire de Vancouver, Gregor Robertson, rappelant toutes les opportunités qui s’ouvrent en matière d’économie verte, mais aussi la responsabilité que cela implique de la part des municipalités.


« Les grandes villes représentent une part de l’enjeu, mais sont aussi un élément de solution. Toronto est de retour pour le progrès», a souligné John Tory, le maire de la première ville du pays.


Un enjeu pour les provinces


Ces déclarations interviennent alors que les villes sont appelées à discuter des enjeux du changement climatique les concernant, en vue de faire des propositions qui seront ensuite portées auprès des négociateurs des Nations unies en vue de contribuer à l’accord qui doit être signé par les États pour limiter le réchauffement climatique planétaire à 2 degrés.


« Il était important d’être ici aujourd’hui avec les différentes municipalités canadiennes et de dire que nous agirions en partenariat avec le gouvernement québécois et fédéral, car personne n’est mieux placé que les échelons locaux pour agir sur les questions de proximité comme la gestion des déchets », a déclaré Suzanne Roy.


Si la collaboration avec le niveau fédéral a déjà commencé et va se poursuivre, s’agit-il pour autant d’un premier pas vers une position commune des provinces à l’échelle pancanadienne ? Suzanne Roy se veut optimiste : « On démarre avec plusieurs provinces. Nous avons d’ailleurs signé une entente de collaboration sur les changements climatiques la semaine dernière avec l’association des maires de l’Ontario pour partager les bonnes pratiques et faire connaître les innovations ».


Pour autant, l’association Vivre en Ville, qui milite pour le développement de villes viables, reste en attente d’annonces fortes. « On a bien compris le message d’unité, mais on attend de voir quels seront les engagements et les annonces », glisse son président, Alexandre Turgeon. Il regrette qu’en raison du renforcement des mesures de sécurité, les organismes communautaires et ONG n’aient pas été conviés à assister aux débats.


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