De l'accompagnement pour les exportateurs québécois

Offert par Les Affaires


Édition du 24 Novembre 2018

De l'accompagnement pour les exportateurs québécois

Offert par Les Affaires


Édition du 24 Novembre 2018

[Photo: 123RF]

Le constat fait l'unanimité : les exportateurs québécois bénéficient de nombreux programmes et d'aide financière pour les appuyer. Les organismes régionaux de promotion des exportations (ORPEX) desservent par exemple annuellement quelque 2 300 PME. «Nous sommes la première ligne de ressources, explique Carole Doussin, présidente de Commerce International Québec. Nous aidons les entreprises à monter leur stratégie, à trouver des clients ou à établir des collaborations entre elles. Nous travaillons aussi avec les délégations du Québec à l'étranger et avec Export Québec.»


Cependant, loin de toujours leur simplifier la vie, l'abondance de ressources peut parfois devenir un problème en soi, puisque l'offre est aussi très disparate et éparpillée. «C'est presque un emploi à temps plein d'essayer de connaître l'écosystème de ressources», ironise Nicolas Martin, conseiller en affaires internationales au ministère de l'Économie et de l'Innovation du Québec.


Les entrepreneurs soutiennent dépendre beaucoup du conseiller responsable de leur dossier, certains connaissant mieux l'étendue de leur programme que d'autres. Ainsi, certains conseillers penseront à rediriger un entrepreneur vers un autre programme ou organisme mieux adapté à ses besoins, mais cela semble encore là très aléatoire.


Serait-il possible d'accéder, en un seul endroit, aux ressources d'accompagnement et de financement ? C'est du moins la solution proposée par Frédérik Guérin, PDG de Club Tissus, qui souligne l'importance d'avoir des programmes simplifiés et qui présentent moins de barrières. Un point de vue partagé par plusieurs entrepreneurs présents, qui déplorent que les critères d'admissibilité varient énormément entre les programmes et entre les ordres de gouvernement.


La lourdeur des démarches de demande de subvention en irrite aussi plusieurs. «Les exigences sont élevées et il faut souvent compter 60 heures ou plus pour faire une demande de subvention, déplore Laura Boivin, présidente de Fumoir Grizzly. Il faut simplifier les demandes d'aide financière en exportation.»


C'est d'autant plus important que l'«écart dans l'accès aux ressources entre les TPE, les PME et les grandes entreprises reste très marqué», remarque Juliana Zerda, coordonnatrice de projets internationaux à l'École des entrepreneurs du Québec. Cet écart vient du fait que les grandes entreprises peuvent consacrer plus facilement une partie de leurs ressources humaines à la recherche de subventions. Elles disposent aussi de plus de moyens financiers pour lancer des projets d'exportation, un plus grand accès au crédit, etc.


Défis : Recherche des bonnes ressources, lourdeur des démarches.
Solutions : Guichet unique ou meilleure capacité de référencement entre les programmes, simplification des demandes de subvention.



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