Faire connaître l’ostéopathie en Estrie

Offert par Les Affaires


Édition du 13 Juin 2015

Faire connaître l’ostéopathie en Estrie

Offert par Les Affaires


Édition du 13 Juin 2015

Stéphanie Tremblay et son conjoint, Pierre-Olivier Lacas, dirigent la clinique Ostéopathie des sources, en Estrie, depuis trois ans. Venus de la ville, ils cherchaient de grands espaces et une vie plus calme. Ils ont réussi à recréer leur univers – personnel et professionnel – dans un petit village, Wotton, d’environ 1 500 habitants pourtant peu habitués aux soins d’ostéopathie.


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Le couple a déjà deux bureaux pour couvrir au mieux les environs : un à Wotton et un à Danville (environ 4 000 habitants). Non seulement les deux jeunes entrepreneurs, tous deux ostéopathes de formation, se plaisent dans leur nouvelle vie campagnarde, mais en plus, ils ont déjà des projets de développement de leur clinique.


Ils partent pourtant de loin : « Contrairement à Montréal où presque tout le monde va chez l’ostéopathe, ici, les gens ne connaissent pas beaucoup l’ostéopathie, on doit leur expliquer ce que c’est. De même, les messages sur la saine alimentation, les produits biologiques, etc. dont nous sommes bombardés en ville arrivent finalement assez peu ici. Comme notre approche est globale, on est amenés à parler plus d’alimentation que ce qu’on faisait à Montréal », explique Stéphanie Tremblay, 40 ans, qui a dû, avec son conjoint âgé de 34 ans, diffuser des annonces explicatives et se faire connaître. De plus, « à Montréal, on avait un réseau sur lequel s’appuyer et qui nous envoyait souvent des clients. Ici, tu dois faire ta clientèle toi-même », souligne la jeune femme.


Cela n’a pas suffi à décourager le couple montréalais pour qui, il y a trois ans, la priorité était de quitter la ville. « Le déclic s’est produit quand je suis tombée enceinte : on ne voulait pas élever notre fille en ville. On aimait déjà le vert, la nature. Notre métier est d’être à l’écoute de notre corps. À Montréal, il y avait une stimulation nerveuse constante », explique Stéphanie Tremblay. La question de lancer leur clinique ne s’est pas vraiment posée lorsqu’ils ont envisagé leur déménagement en région. Ils avaient déjà un cabinet à Montréal et savaient qu’ils allaient devoir créer leur emploi à Wotton.


Équilibre entre la famille et le travail


Ce qui a été un défi au départ – la méconnaissance par la population de l’ostéopathie – se présente désormais comme une occasion d’affaires intéressante. Le couple veut s’orienter à moyen terme vers la rééducation posturale globale, ce qui, en considérant le corps dans son ensemble, permet d’aborder des questions d’alimentation ou encore d’activité sportive. Il ambitionne, dans les cinq à dix prochaines années, d’élargir la palette de ses services et de devenir « un centre de santé multidisciplinaire avec des cours de taï-chi et de yoga assurés par d’autres professionnels, par exemple », précise Stéphanie Tremblay, qui enseigne déjà la danse et donne des séances de Pilates dans une ville des environs.


Au début de leur aventure en Estrie, leur objectif était pourtant moins ambitieux. S’ils avaient fait un plan d’affaires et savaient que leur bassin de clientèle dans la MRC comptait environ 15 000 habitants, ils ont commencé progressivement en organisant d’abord l’emploi du temps de Stéphanie pendant que Pierre-Olivier restait à la maison avec leur fille, alors bébé. Mais, après un départ en dents de scie – certaines semaines étaient pleines quand d’autres étaient moins occupées –, le rythme de croisière s’est installé, et Stéphanie Tremblay comme Pierre-Olivier Lacas se sont tous deux constitué une clientèle solide. Leur chiffre d’affaires a doublé depuis leur installation.


Le nombre de patients va sûrement croître encore un peu, mais « il ne doublera pas », tranche Stéphanie Tremblay. Le couple est venu en Estrie pour assurer une qualité de vie à sa famille et ne veut pas surcharger sa semaine de travail. « Avec les prix moindres en région qu’à Montréal, notamment dans l’immobilier, on peut aussi se permettre d’avoir moins de patients » tout en assurant un bon niveau de vie, remarque la jeune femme.


Aujourd’hui, Stéphanie Tremblay et son conjoint ne regrettent pas leur choix. « On ne reviendrait pas vivre en ville même si certains aspects peuvent nous manquer, comme aller au théâtre ou voir des chorégraphies. Mais on a changé notre mode de vie sans mal, car on était déjà contemplatifs et on aimait bien les soupers entre amis à la maison, ce qu’on faisait moins à Montréal à cause du manque de temps et des distances », raconte la chef d’entreprise.


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