Émilie Pelletier à l'assaut des États-Unis pour sa firme de génie

Offert par Les Affaires


Édition du 28 Octobre 2017

Émilie Pelletier à l'assaut des États-Unis pour sa firme de génie

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Édition du 28 Octobre 2017

[Photo: 123rf]

DOSSIER PROFESSION INGÉNIEURS - Tandis que des firmes emploient des ingénieurs venus de l’étranger, des sociétés de génie québécoises cherchent à étendre leurs activités en dehors des frontières du Canada. Les moyens choisis peuvent varier. Émilie Pelletier est partie à Philadelphie pour ouvrir le premier bureau américain de Laporte Consultant. Récit.


À 34 ans, Émilie Pelletier est responsable des activités américaines de Laporte Consultants, une firme de 300 employés, spécialisée dans le génie pharmaceutique, biotechnologique, alimentaire et industrielle. C’est elle qui a fait les premiers pas de la société aux États-Unis. Elle avait 28 ans.


Employée chez Laporte Consultants depuis la fin de ses études, elle a été d’abord envoyée à Philadelphie pour travailler chez un client comme ingénieur consultant, en 2008. Elle y a trouvé l’amour et, après un séjour en Belgique pour le même client, elle a décidé de s’installer à Philadelphie… au moment où Laporte Consultants envisageait d’attaquer le marché américain en ouvrant une succursale sur place.


La jeune femme n’a pas hésité. « Le défi m’intéressait et je me suis rendu compte que j’aimais ça. Mes parents sont entrepreneurs et, même si avec mes études de génie je n’aurais pas cru en arriver là, j’aime faire du développement d’affaires, de la gestion des opérations, etc. », raconte la jeune femme.


Partir de zéro


Heureusement, Émilie Pelletier aime les défis car, ouvrir un bureau d’une firme de génie québécoise, en présentent de nombreux. « Non seulement c’est un milieu très compétitif mais en plus, les Américains sont protectionnistes et préfèrent travailler avec des firmes américaines. Je n’avais pas de réseau localement, je ne savais pas comment se faisaient les affaires ici. J’ai dû tout développer à partir de rien », se souvient-elle.


Sa principale stratégie a été de participer à des organisations professionnelles pour rencontrer de potentiels clients, apprendre les rudiments des affaires aux États-Unis et s’insérer dans le monde des affaires. Elle s’est aussi inspirée de son expérience dans les bureaux américains du client québécois de Laporte Consultants, chez qui elle avait travaillé comme consultante quelque temps avant.


En se basant sur ce premier client, ses efforts ont finalement payé. « Le plus difficile est de trouver le client numéro 2 », dit-elle. Ensuite, le bouche-à-oreille a fonctionné et le bureau a enregistré une croissance organique. L’obstacle du protectionnisme a vite été levé grâce à l’embauche d’employés locaux. Pour le reste, « le fait d’être spécialisé dans l’ingénierie de procédé est une force qui nous a aidé à nous faire une place dans le marché américain, croit Émilie Pelletier. Souvent, les firmes offrent ce service mais n’ont pas d’ingénieurs vraiment spécialisés dans le domaine. »


L’expansion de Laporte Consultants aux États-Unis est un succès. La firme compte aujourd’hui six bureaux de l’autre côté de la frontière, qui emploient 40 personnes.


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