L'aluminium québécois, un métal qui vaut de l'or


Édition du 26 Août 2017

L'aluminium québécois, un métal qui vaut de l'or


Édition du 26 Août 2017

Par François Normand

DOSSIER ALUMINIUM - Alors que le marché américain devient incertain pour les producteurs d’aluminium du Canada avec Donald Trump, celui du Mexique est en train de s’ouvrir à la vitesse grand V, où le volume de nos exportations ont presque triplé en trois ans.


En 2013, les expéditions d’aluminium brut du Canada au Mexique – qui proviennent essentiellement du Québec, où est concentrée l’industrie au pays – ont totalisé 143 000 tonnes.


Or, en 2015, elles avaient atteint 388 000, selon un récent rapport de la U.S. International Trade Commission (Aluminum : Competitive Conditions Affecting the U.S. Industry), qui brosse un portrait de l’industrie dans le monde.


«C’est une bonne nouvelle pour notre industrie. Le Mexique est un marché qui a de plus en plus de vigueur», dit Jean Simard, président et chef de la direction de l’Association de l’aluminium du Canada (AAC).


Il est difficile de savoir avec précision quels secteurs importent l’aluminium canadien au Mexique. Mais selon Jean Simard, l’industrie automobile mexicaine est certainement un secteur important. La plupart des grands constructeurs automobiles ont des usines dans ce pays.


La situation des exportations canadiennes au Mexique tranche avec celle aux États-Unis.


De 2013 à 2015, les expéditions de métal blanc chez nos voisins américains ont augmenté, mais seulement de 7% pour atteindre 2,2 millions de tonnes.


Certes, la quantité d’aluminium canadien vendue aux États-Unis est plus élevée. Par contre, la croissance des volumes est beaucoup plus rapide au Mexique (171%).


De plus, l’accès au marché américain préoccupe l’industrie canadienne avec la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).


Les producteurs canadiens ne craignent pas l’adoption de mesures visant directement leur industrie. Ils craignent plutôt des mesures qui entraîneraient des «dommages collatéraux» sur l’industrie, comme une modification aux règles d’origine de l’ALÉNA, selon Jean Simard.


Ces règles fixent le contenu local de nombreux produits vendus dans les trois pays de l’ALÉNA. Leur renforcement pourrait limiter l’accès au marché américain aux producteurs d’aluminium situés au Canada.


À LIRE NOTRE DOSSIER:
ALUMINIUM: COMMENT LA CHINE A BOUSCULÉ L'INDUSTRIE


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