Les cinq plus importants conflits de travail au Québec en 2012
L’année 2012 ne passera pas à l’histoire pour le nombre de grèves et de lockouts. Durant les 11 premiers mois, le ministère du Travail a dénombré 66 conflits, incluant ceux toujours en cours. C’est plus qu’en 2011 (58 en 12 mois), mais c’est inférieur à la moyenne de 91 conflits par année observés entre 2001 et 2010.
Au 30 novembre, 236 399 jours-personnes avaient été perdus au Québec. À lui seul, le lockout à l’aluminerie de Rio Tinto Alcan à Alma, au Lac-Saint-Jean, a représenté près de la moitié de ces journées (44,7%), en faisant de loin le plus important conflit de travail au Québec en 2012.
Depuis 10 ans, le taux de syndicalisation au Québec est relativement stable. En 2011, il s’établissait à 39,5% comparativement à 41% en 2002, selon Statistique Canada. Le Québec est l’endroit où la proportion d’employés syndiqués est la plus élevée au pays.
Le taux canadien (sans le Québec) s’élève à 29,9%, tandis qu’il est relativement moins élevé en Ontario, à 28%. Aux États-Unis, il est trois fois moins élevé qu’au Québec, avec 13% des travailleurs qui étaient membres d’un syndicat en 2011.
Si le taux de syndicalisation au Québec est plus élevé que la moyenne des pays de l’OCDE (17,5% en 2011), il est revanche inférieur à celui de pays nordiques comme la Norvège (54,6%), la Suède (67,7%) ou la Finlande (70%, en 2010).










