La filière des filiales

Publié le 28/05/2012 à 11:07, mis à jour le 06/06/2012 à 13:46

La filière des filiales

Publié le 28/05/2012 à 11:07, mis à jour le 06/06/2012 à 13:46

Pour les cadres ambitieux, les filiales des multinationales servent de plus en plus de tremplin pour une carrière de haute voltige à l'international. Voici comment.


Martial Lalancette est un homme comblé. Au moment où vous lisez ces lignes, il déambule probablement dans les rues de Paris, faisant sa tournée hebdomadaire des marchands de vin à l'ombre de la tour Eiffel. Est-il en vacances, en sabbatique ? Pas du tout. Cet épicurien de 47 ans occupe, depuis avril, le poste de directeur des ressources humaines d'une importante division de L'Oréal. Son nouveau lieu de travail : le siège social parisien du numéro un mondial des cosmétiques, qui compte 66 000 employés dans le monde.


Comment ce Québécois, natif de Marieville, peut-il jouer des coudes avec les Français dans la Ville lumière ? C'est que ce père de famille a grandi, professionnellement parlant, au sein de la division canadienne de L'Oréal. C'est là que la multinationale française a découvert son talent de gestionnaire et l'a développé jusqu'à le recruter pour changer les choses dans les plus hautes fonctions de l'organisation. Car chez le géant du cosmétique, le message est clair : quelle que soit votre nationalité, si vous êtes bon, the sky is the limit.


Vous rêvez d'un poste à Paris, à Londres, à New York ou à Oulan-Bator ? Sachez que les filiales des multinationales étrangères installées au Québec, et pas seulement les québécoises comme Bombardier et le Cirque du Soleil, peuvent vous propulser dans des postes de haut niveau partout dans le monde. L'époque où les entreprises américaines ou européennes ne confiaient les postes de haute direction qu'à des cadres ayant la nationalité de l'entreprise est révolue.


«Depuis les années 1980, les multinationales abandonnent leur côté ethnocentrique pour aller chercher de plus en plus les talents là où ils se trouvent, manifestant, de plus en plus, leur personnalité transnationale», constate Tania Saba, professeure à l'École de relations industrielles de l'Université de Montréal et chercheuse au Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail. La tendance n'est pas encore généralisée, mais elle s'amplifie chaque année.


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Comment ont-ils fait ça ?
Édition du 25 Octobre 2014 | Dominique Froment
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