L'exportation culturelle, nouveau tremplin des gens d'affaires

Publié le 28/05/2012 à 11:23, mis à jour le 06/06/2012 à 13:41

L'exportation culturelle, nouveau tremplin des gens d'affaires

Publié le 28/05/2012 à 11:23, mis à jour le 06/06/2012 à 13:41

Par Valérie Lesage
Si certains experts doutent de la définition de l'image culturelle du Québec à l'étranger, les acteurs du milieu, eux, sont convaincus qu'elle se démarque et qu'il y a un fil conducteur entre Céline Dion, Robert Lepage et les autres grands artistes.


«Notre image de marque culturelle se définit par notre capacité à prendre des risques et à sortir des sentiers battus. Notre culture est iconoclaste et décoincée parce que nous n'avons pas un débat constant sur le rapport à la tradition. Ici, nous nous sommes donné la permission de tout réinventer depuis Le Refus global», analyse Simon Brault, qui est aussi directeur général de l'École nationale de théâtre.


La créativité du Québec se distinguerait aussi par son décloisonnement. Les artistes ne travaillent pas en silo, les disciplines variées se fréquentent et s'épousent, cohabitent souvent chez le même artiste.


«C'est cette collaboration qui rend Montréal unique et elle va plus loin que la rencontre des disciplines artistiques, remarque Éric Fournier, de Moment Factory. À Montréal, les gens de différents milieux se croisent lors des activités, car ce n'est pas grand comme Paris. Alors, les gens de l'aéronautique parlent aux gens du spectacle et il y a innovation. Le meilleur exemple ? On a trouvé dans le domaine de la sécurité l'outil qui nous a aidés à reconnaître les mouvements sur scène du leader de Nine Inch Nails.»


C'est exactement le genre de lien qui permet à Simon Brault de rêver à l'établissement d'une métropole culturelle véritable, dont l'envergure dépasserait les festivals.


«Ce serait intéressant que la culture devienne la synthèse, l'intégrateur des autres secteurs d'activité de la ville. Que la culture serve de révélateur des autres dimensions économiques et historiques de Montréal.»


Avec autant d'artistes connus à l'échelle mondiale, Simon Brault estime que le Québec est bien outillé, mais il considère «inimaginable» que Montréal parvienne à se classer parmi les grandes métropoles culturelles du monde comme New-York, Paris ou Berlin, sans une contribution plus importante du secteur privé, qui plafonne actuellement à 21 %.


Le Québec rayonne par ses exportations, comme probablement aucune autre petite société, mais il n'a pas encore atteint le niveau qui fera de la culture l'aimant irrésistible qui attirera les touristes et les talents du monde entier.

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