Ils se battent pour le Québec

Publié le 28/05/2012 à 10:02, mis à jour le 06/06/2012 à 13:47

Ils se battent pour le Québec

Publié le 28/05/2012 à 10:02, mis à jour le 06/06/2012 à 13:47

Par Kathy Noël

Pour attirer des investissements au Québec, les dirigeants des filiales des entreprises étrangères doivent vendre son environnement d'affaires. Ils ne manquent pas d'arguments.


Les médias sont invités au Technoparc de Bromont pour assister à l'annonce d'un investissement de 63,5 millions de dollars dans l'usine de GE Aviation, filiale du géant américain GE. Nous sommes en avril 2010. Le premier ministre Jean Charest est sur place pour annoncer un soutien financier de 13,3 millions de dollars du gouvernement. Philippe Simonato, directeur de l'usine, jubile. Le vent vient de tourner pour cet employeur, qui, un an auparavant, avait dû mettre à pied une centaine d'employés.


Alors que certaines grandes multinationales quittent le Québec, comme Electrolux ou Mabe, d'autres continuent d'y investir en ouvrant de nouvelles usines ou en réinvestissant dans leurs filiales déjà existantes. Les montants ne sont pas toujours aussi spectaculaires que celui annoncé ce jour-là à l'usine de GE de Bromont, mais bon an mal an, ils représentent environ 37 % des dépenses en immobilisations non résidentielles du secteur privé, selon Investissement Québec. C'est énorme !


Cependant, ces investissements ne viennent pas tout seuls. Les patrons de filiales doivent se battre pendant de longs mois, sinon des années pour les obtenir. Au Québec, un véritable réseau s'est bâti autour d'eux pour les appuyer. Investissement Québec a même créé il y a deux ans un groupe de travail qui se consacre exclusivement aux filiales afin de les aider à se vendre et à vendre le Québec à leur siège social.


La pluie de millions qui est tombée sur GE Aviation au printemps 2010 n'est pas le fruit du hasard. Elle est l'aboutissement de deux ans de négociations entre Philippe Simonato, le directeur de l'usine, son réseau de partenaires locaux et le siège social de GE. C'était David contre Goliath. «Nous sommes 700 employés à l'usine sur 300 000 employés au total chez GE... le dernier poil de la queue du chien», dit-il.


Il s'en est fallu de peu pour que le projet de diversification de cette usine qui fabrique des aubes de moteurs d'aéronefs soit incorporé dans une autre filiale de GE aux États-Unis. La multinationale avait même songé à ouvrir à l'époque une nouvelle usine à Singapour, en Malaisie.


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