Exportations : aller voir ailleurs !

Publié le 28/05/2012 à 11:13, mis à jour le 06/06/2012 à 13:45

Exportations : aller voir ailleurs !

Publié le 28/05/2012 à 11:13, mis à jour le 06/06/2012 à 13:45

Il aura peut-être fallu une crise financière pour que les exportateurs québécois comprennent qu'il y a un monde au-delà de nos voisins du sud...


Le 2 avril dernier, devant les membres de la Chambre de commerce du Grand Kitchener-Waterloo, le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, n'a pas pris de gants pour commenter l'état des exportations canadiennes.


«Lors des récessions précédentes, les exportations avaient contribué de façon importante à redresser la situation économique du pays, a-t-il déclaré, mais cette récession a été différente...»


Au cours des neuf mois de la grande récession de 2008-2009, les exportations canadiennes ont plongé de plus de 16 %. Elles restent toujours à 8 % du sommet atteint avant la crise.


La situation n'est guère plus gaie au Québec. Dans l'ensemble, la valeur totale de nos exportations a reculé de 7 % entre 2002 et 2011.


«La bonne nouvelle, c'est qu'elles ont augmenté l'an dernier», souligne cependant le directeur général d'Export Québec, Alain Proulx. En outre, l'an dernier, les exportations ont crû plus rapidement que les importations.


Qu'à cela ne tienne, une année ne fait pas une tendance. Pour les prochaines années, les entreprises exportatrices sont invitées à se retrousser les manches afin de maintenir cette nouvelle lancée.


Au coeur de ce vaste projet, un mot d'ordre semble rallier les experts de l'export : la diversification géographique. Nous devons nous imposer davantage dans les pays émergents.


«Cela demandera beaucoup d'efforts, et pendant longtemps. Nous pourrions ne pas voir de retombées significatives avant une dizaine d'années», dit Joëlle Noreau, économiste principale au Mouvement Desjardins. «D'autant plus que les pays émergents sont des économies qui changent rapidement, qui s'industrialisent. Dans cinq ou six ans, elles ne seront plus telles qu'on les connaît aujourd'hui. L'important, c'est d'être là, maintenant, pour voir les choses évoluer.»


À suivre dans cette section

Réagissez à cet article
 commentaires

À la une

Selon le FMI, la Grèce aura besoin d'au moins 50 milliards d'euros

La Grèce aurait besoin d'un allègement de sa dette et d'un versement d'un prêt de 50 milliards d'euros, dit le FMI.

Le mélodrame grec générera-t-il des occasions d'achat en Bourse?

BLOGUE. Si la Bourse piquait réellement du nez, des occasions d’investir dans de belles sociétés se présenteraient.

Perdre de l'argent avec les obligations

12:38 | Jean Gagnon

L’année 2015 sera-t-elle celle qui fera finalement perdre de l’argent aux détenteurs d'obligations?