Maximiser le réseautage grâce aux applications mobiles

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Octobre 2016

Maximiser le réseautage grâce aux applications mobiles

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Octobre 2016

Pas facile de réseauter efficacement parmi 200 convives réunis dans un 5 à 7. À qui parler ? Comment déceler les besoins des interlocuteurs ? Heureusement, le marché est présentement inondé d'applications visant à surmonter ces obstacles.


C'est la grande tendance dans le domaine : des applications mobiles et des plateformes Web pour maximiser les résultats du réseautage.


Même Tinder s'y met. En août 2015, la célèbre application de rencontres annonçait le lancement de Forbes Under 30, une application réservée aux quelque 2 000 membres issus des listes des «30 Under 30» de Forbes. L'utilisateur peut faire défiler les profils et choisir d'entamer une discussion avec d'autres jeunes entrepreneurs ou influenceurs, dont les actrices Keira Knightley et Blake Lively.


Optimiser les interactions


La plupart des applications sont moins exclusives. Les Grip, Shapr et autres Vivastream permettent un réseautage ciblé sur un événement ou une industrie. Namerick vous aide à retrouver le nom d'une personne rencontrée à l'aide de détails comme les vêtements qu'elle portait, les sujets abordés, etc.


Au Québec, Folks Interactive crée des outils grâce auxquels des gens peuvent cibler les bons interlocuteurs dans un événement et maximiser leurs interactions. Leur premier essai en ce sens a été l'application Ties, testée dans des événements de réseautage réunissant entre 100 et 200 personnes.


Les gens s'y inscrivent par leur compte LinkedIn. Par la suite, ils peuvent ajouter à leur profil les événements auxquels ils participeront et voir ceux qui y seront. Dans un petit message, ils peuvent préciser les rencontres qu'ils recherchent. Une fois à l'événement, ils peuvent utiliser une messagerie pour communiquer. C'est quand même plus rapide que de se promener en essayant de déchiffrer les noms et les titres inscrits sur des porte-noms...


«Après avoir fait ce test pendant plus d'un an, nous travaillons à développer une nouvelle formule qui sera beaucoup plus qu'une simple application de réseautage», précise le cofondateur, Alex Le Moëligou. Folks Interactive annoncera bientôt du nouveau à ce sujet, dit-il.


Samuel Parent, président de Titan Interactif.

Un marché à conquérir


Samuel Parent, président de Titan Interactif, une firme de consultation en communications intégrées, s'est intéressé de près à ces outils. «C'est un marché en explosion, mais instable, dit-il. Beaucoup d'applications apparaissent, mais certaines disparaissent rapidement. Clairement, beaucoup de ces entrepreneurs sont à la recherche d'un bon modèle d'entreprise.»


Le principal obstacle est la difficulté d'amener tout le monde à télécharger l'application mobile. Si seulement la moitié des gens présents à un événement le font, les personnes inscrites n'ont accès qu'à la moitié des convives. «Ça pourrait changer avec le temps, croit Samuel Parent. Les milléniaux privilégient toutes les formes de rencontres et de contacts électroniques. Cela pourrait ouvrir un gros marché.»


Lui-même a testé ou étudié plusieurs de ces outils. Il mentionne notamment des applications mobiles comme CamCard et Swapcard. Celles-ci permettent de numériser une carte professionnelle et d'ajouter directement à son carnet d'adresses les informations qu'elle contient. Mais elles vont plus loin. Swapcard, par exemple, facilite la prise de rendez-vous entre participants à un événement, la lecture des porte-noms, l'échange des messages et comporte même un algorithme suggérant aux participants les personnes à rencontrer.


LinkedIn a aussi sa propre fonctionnalité de réseautage, Connected, d'abord lancée séparément puis intégrée à la plateforme principale. Elle vise à augmenter les interactions entre membres d'un réseau, entre autres par le partage de nouvelles et de messages. «Personnellement, j'ai noté une réelle augmentation des communications sur mon profil LinkedIn avec cette fonctionnalité», admet Samuel Parent.


Réseaux internes


De son côté, Martin Clark a conçu Résautage inc., qu'il surnomme «le réseau des réseaux». Lancée en 1998, bien avant l'arrivée de LinkedIn, la plateforme a connu une brève existence commerciale avant de se transformer en outil de recherche sur le réseautage.


Voilà qu'elle effectue son grand retour commercial, en s'appuyant sur les connaissances développées pendant ces années. «LinkedIn s'adresse aux individus, Réseautage inc. vise les entreprises et organisations», précise-t-il.


Réseautage inc. permet la création de réseaux au sein d'une entreprise ou d'une organisation, lesquels peuvent s'étendre tout le long d'une chaîne de fournisseurs, sous-traitants et clients. L'outil permet de développer des réseaux à cinq niveaux, allant de la courtoisie à la collaboration, en passant par l'échange, l'entraide et la coopération. Il sera possible d'y créer des réseaux fermés, entre autres pour favoriser l'échange d'information entre employés engagés dans un projet commun, sur une page semblable au «mur» de Facebook. Ou encore des réseaux ouverts, rassemblant par exemple tous les membres d'une chambre de commerce, comme celle du Sud-Ouest de Montréal, premier client confirmé de Réseautage inc.


 

À suivre dans cette section


image

Forum TI DevOps

Mercredi 12 septembre


image

Usine 4.0

Mardi 18 septembre


image

Gestion de l'innovation

Mercredi 19 septembre


image

Objectif Nord

Mardi 25 septembre


image

Gestion du changement

Mercredi 03 octobre


image

Marché du cannabis

Mercredi 10 octobre


image

Expérience client

Mercredi 14 novembre


image

Communication interne

Mardi 27 novembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre

À la une

Des données «portables» pour les internautes

20/07/2018 | AFP

Des géants de la tech, dont Facebook, promettent de faciliter la portabilité des données

Le Club Med «made in Quebec» porte maintenant un nom

20/07/2018 | Catherine Charron

Dites bonjour au Club Med Québec Charlevoix.

Le Japon renoue avec le blé canadien

Le Japon avait interrompu ses importations après la découverte de blé génétiquement modifié et non autorisé en Alberta.