Duo de choc chez Duropac

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Octobre 2017

Duo de choc chez Duropac

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Édition du 21 Octobre 2017

Jean-François Bourdeau, directeur général et copropriétaire de Duropac

DOSSIER LES 300 PME - Il n'est pas rare de voir un fils reprendre l'entreprise de son père. Il est beaucoup moins fréquent de voir un père au début de la cinquantaine reprendre une entreprise avec son fils et se lancer dans sa première aventure d'entrepreneuriat. C'est pourtant ce qu'a fait Jean-François Bourdeau en acquérant Duropac, le spécialiste de l'emballage alimentaire, avec son fils Olivier. Car lorsqu'il perd son emploi en 2014, Jean-François Bourdeau y voit avant tout l'occasion de réaliser sa vieille ambition : devenir entrepreneur.


Cependant, avant d'en arriver là, il a fallu passer par un processus de recherche ardu. En effet, trouver une entreprise intéressante et à vendre à un prix acceptable n'est pas simple. D'autant plus que les deux entrepreneurs cherchaient une entreprise dont le bénéfice avant intérêts, impôts, et amortissement (BAIIA) n'atteignait pas deux millions de dollars, mais ne se trouvait pas non plus sous les 500 000 $. «Notre cible était étroite», dit Olivier Bourdeau, qui achevait à l'époque sa maîtrise en finance.


S'enchaînent alors coups de fil et rencontres avec des représentants de la Banque de développement du Canada, d'Investissement Québec, de banques et d'autres firmes de comptables, mais... rien.


Comme c'est souvent le cas, c'est par hasard que la bonne occasion se présentera. «Lors d'une fête donnée à l'occasion des 90 ans d'une de mes tantes, un de mes neveux, fraîchement diplômé du HEC, nous confie qu'il connaît un évaluateur d'entreprises, lequel pourrait peut-être nous aider, raconte Jean-François Bourdeau. C'est par son entremise que nous avons rencontré le propriétaire de Duropac.»


Du sang neuf


Contrairement à la recherche de la cible, le financement de l'acquisition se fait aisément. Le propriétaire accorde une balance de paiement de 20 % et la Banque Nationale finance la transaction. «Elle était rassurée par la solidité de Duropac et par le fait que mon fils est aussi dans l'aventure. La relève est donc déjà définie, précise Jean-François Bourdeau. Le propriétaire est aussi resté cinq mois avec nous pour faciliter la transition, un autre point rassurant pour la banque.»


Olivier qui, en plus de ses études en finance a obtenu depuis son titre d'analyste financier agréé, se voit au départ seulement comme un investisseur, mais intégrera finalement l'entreprise pour travailler aux ventes. «Un de mes professeurs m'avait dit que si j'achetais une entreprise, l'idéal était d'abord d'y travailler dans la Division des ventes et il avait tellement raison, confie le jeune entrepreneur. On y constate rapidement les forces et les faiblesses de l'entreprise, on y est en relation avec les clients et on voit aussi ce que fait la concurrence.»


L'arrivée de sang neuf fait du bien. «Les employés étaient en attente, car ils savaient bien que le propriétaire, alors âgé de 69 ans, quitterait bientôt l'entreprise, confie Jean-François Bourdeau. Il ne se passait plus grand chose depuis environ trois ans, ce qui causait de l'incertitude. L'arrivée d'une nouvelle équipe de direction a donné le signal du renouveau.»


La croissance annuelle moyenne de 2 % à 4 % des 15 années précédant le rachat est passée à 8 %, et les dirigeants la voient franchir le cap des 10 % par année bientôt. Le vecteur de croissance principal serait une pellicule thermoformeuse de qualité supérieure, dont l'avantage est de réduire les risques de perte et le temps d'emballage des clients qui ont d'importants volumes d'emballage.


«Ce n'est pas glamour, l'emballage, mais c'est un vaste marché, dit Jean-François Bourdeau. Selon Container and Packaging North America, ce marché vaut 17,2 milliards de dollars au Canada seulement. Or, les emballages de plastique souple, la spécialité de Duropac, représentent la moitié de ce marché. Les perspectives de croissance sont donc excellentes.»

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